PROJETS INSTITUTIONNELS

Dès la rédaction du rapport de préfiguration, de grands acteurs institutionnels se sont positionnés pour être associés à la mise en oeuvre opérationnelle du projet. Ces projets ont, notamment, vocation à initier le patrimoine de données du Health data hub.

BACTHUB

Évaluer l'impact de l'exposition aux antibiotiques sur l'incidence de bactériémies communautaires à bactéries résistantes

La consommation importante d'antibiotiques en France est un facteur majeur d'émergence de bactéries multi résistantes, potentiellement responsables d'échecs thérapeutiques. Les épisodes de bactériémie (présence de bactéries dans le sang) constituent un marqueur simple et répandu de l'antibiorésistance. Le projet Bacthub, porté par Laurence Watier, chercheuse à l'UMR1181 "Biostatistique, Biomathématique, Pharmacoépidémiologie et Maladies Infectieuses" de l'INSERM, s'inscrit dans le cadre de la thèse du Dr. Salam Abbara, interne spécialisée en médecine interne. Il vise à identifier les facteurs de risque de bactériémies communautaires à bactéries résistantes, en étudiant particulièrement l'exposition individuelle aux antibiotiques pour un certain nombre de couples bactérie / résistance. Pour ce faire, le projet Bacthub croisera les données d'hospitalisation de l'AP-HP et les données de consommation individuelle d'antibiotiques en ville, disponibles dans le SNDS historique.

COMBICANCER-SEIN

Analyser les interactions entre comédications, comorbidités et cancer du sein

Des études récentes ont montré l'impact (bénéfique ou délétère) de certains médicaments non anti-cancéreux sur la réponse thérapeutique et l'évolution à long terme du cancer du sein. L'étude COMBICANCER-SEIN, portée par le Pr. Fabien Reyal, chef du laboratoire "Résidu Tumoral et Résistance au Traitement" de l'Institut Curie, vise à sélectionner de tels médicaments candidats et analyser leurs interactions avec le pronostic pour les patientes traitées pour un cancer du sein en France à partir des données du SNDS historique. Les interactions délétères feront l'objet d'alertes de pharmacovigilance ; les interactions bénéfiques pourront être testées dans le cadre du repositionnement de médicaments, considéré dans plusieurs conférences récentes comme une approche potentielle de prévention du cancer.

DIGITAL-HPV

Prédire la survie de patients atteints de cancers induits par le papillomavirus humain

Le papillomavirus humain (HPV) peut être responsable de nombreux cancers des muqueuses, comme le cancer du col de l'utérus qui en est le cas le plus connu et étudié, mais aussi une part croissante des cancers des voies aérodigestives supérieures. Le projet Digital-HPV, porté par le  Pr. Cécile Badoual, PUPH au service d'anatomo-pathologie de l'Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP), s'appuie sur le développement récent de la numérisation des lames histologiques utilisées pour le diagnostic, mais aussi du deep learning pour l'analyse des images et son adaptation dans des modèles de survie. Il s’agit  de prédire la survie de patients atteints de cancers ORL à partir d'images de lames scannées de carcinomes dites “lames virtuelles”.

EPIFRACTAL

Étudier les risques de refracture

Les fractures ostéoporotiques, dûs à des traumatismes minimes, entraînent chaque année l'hospitalisation de plus de 150 000 patients de plus de 50 ans, et sont associées à un excès de mortalité, morbidité, et à un coût économique important. Les refractures en expliquent une part importante, ce qui a motivé le développement de “filières fractures”, c'est-à-dire de parcours de soin optimisés pour le traitement de l'ostéoporose dans les suites immédiates d'une fracture ostéoporotique. L'objectif du projet EPIFRACTAL, porté par le Dr. Karine Briot du Pôle Ostéo-Articulaire de l'Hôpital Cochin (AP-HP), est d'exploiter les données issues de la filière fracture mise en place à l'Hôpital Cochin enrichies des données du SNDS historique, pour évaluer les conséquences à court terme (notamment les risques de refracture) d'une fracture ostéoporotique chez les sujets de plus de 50 ans.

HUGO-SHARE

Analyser les trajectoires thérapeutiques médicamenteuses dans le Grand Ouest

Le vieillissement de la population française soumet les individus à une polymédication extrêmement fréquente et par conséquent à un fort risque d’interaction médicamenteuse et/ou de ruptures dans la séquence thérapeutique ville-hôpital pouvant entraîner des effets indésirables graves. Une meilleure description de ces interactions, de leurs conséquences et surtout la détection de populations à risque constitueraient donc des compléments indispensables aux outils d’aide à la prescription, puisque qu’intervenant en amont de ceux-ci. L’objectif principal du projet HUGO-SHARE, porté par le Pr. Marc Cuggia du réseau HUGO (Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest), est l’analyse des trajectoires médicamenteuses des patients au cours de leurs parcours ville hôpital, en particulier les interactions médicamenteuses et les ruptures de traitement, ainsi que la prédiction des effets indésirables associés. Ce projet mobilisera des données hospitalières des entrepôts du réseau interrégional des Centres de Données Cliniques (CDC) et du SNDS historique.

NHANCE

Détecter automatiquement les organes de l'abdomen et leurs lésions par échographie  

L’objectif du projet NHANCE, porté par le Dr. Anne-Laure Rousseau du service d'imagerie médicale de l'Hôpital Saint-Louis de Paris (AP-HP), est de concevoir des algorithmes d’Intelligence Artificielle (IA) pouvant aider des équipes médicales dans leur pratique quotidienne de l’échographie. L’enjeu médical est de développer et évaluer des algorithmes détectant tous les organes de l’abdomen et leurs principales lésions. Pour ce faire, le projet mobilisera une plateforme d’annotation permettant à des spécialistes de classer les données du projet. Les échographies classées, issues de l'Hôpital Saint louis et d'autres hôpitaux de l'AP-HP seront utilisées pour entraîner les algorithmes, dont la performance sera ensuite évaluée, notamment en les comparant avec un panel d’experts (1 à 3 par échographie) de l’Unité de Recherche Clinique de Saint Louis.

PARCOURARE

Décrire le parcours de soins des patients atteints de maladies rares

Les maladies rares, définies par une prévalence faible, regroupent plus de 8000 pathologies différentes et touchent entre 3 et 4 millions de personnes en France, mais leur épidémiologie reste peu documentée. Les plans nationaux mis en place pour améliorer leur prise en charge et promouvoir la recherche sur ces maladies ont permis de doter la France d'un maillage territorial expert ainsi que d'une Banque Nationale de Données Maladies Rares (BNDMR). Cette base permet une collecte homogène, centralisée et sécurisée de données médicales déidentifiées de tous les patients atteints de maladies rares à l'échelle nationale, et sa mise en oeuvre a été confiée à l'AP-HP. Dans la continuité du Plan National Maladies Rares 3, et pour mieux comprendre et améliorer la prise en charge des patients, l'étude PARCOURARE vise à évaluer le coût de la prise en charge des maladies rares, mais aussi l'efficience de cette prise en charge à travers le réseau expert, en croisant les données de la BNDMR et du SNDS historique. Ce projet est porté par Arnaud Sandrin, directeur de la Cellule Opérationnelle de la BNDMR.

SMPP

Évaluer l'impact du syndrome métabolique sur les pathologies prostatiques

En France, la prise en charge des éléments du syndrome métabolique et des pathologies prostatiques (cancer et hypertrophie bénigne) représente un enjeu médico-économique majeur. Chaque année, le nombre de nouveaux cas de cancers de prostate est évalué à 50 000, avec près de 8500 décès. Le syndrome métabolique caractérisé par l'hypertension artérielle [HTA], l'hypercholestérolémie, l'obésité et le diabète et dont la prévalence est estimée à 23% chez les hommes, est quant à lui une cause majeure des accidents cardiovasculaires. On suspecte par ailleurs qu’il soit associé à l’évolutivité des cancers et des adénomes de la prostate, mais les liens de causalité entre éléments du syndrome métabolique et pathologies prostatiques restent débattus, avec des conclusions parfois contradictoires. L’objectif de ce projet, porté par le Pr. Olivier Cussenot, chef du service d'urologie de l'Hôpital Tenon (AP-HP), est de s'appuyer sur l'appariement d'une cohorte de patients évalués sur le plan anatomo-clinique et caractérisés sur des données épidemio-génétiques (cohorte PROGENE) aux données d’une cohorte issue du SNDS historique (cohorte Observapur) afin d’analyser ces potentiels liens de causalité

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