N° 28732013

Analyse de la Gestion des patients diabétiques après un Infarctus cérébral : conformité aux Recommandations à la sortie d’unité neurovasculaire

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Neurologie

Bénéfices attendus

En France, l’incidence de l’AVC chez les personnes diabétiques est environ six fois plus élevée, et près d’un patient sur cinq est réhospitalisé dans l’année pour une complication cardiovasculaire. Ces chiffres soulignent l’importance cruciale d’une prévention secondaire rigoureuse et adaptée chez cette population à très haut risque. La prise en charge optimale repose à la fois sur des mesures hygiéno-diététiques et sur la maîtrise des facteurs de risque cardiovasculaires, avec des objectifs précis pour la tension artérielle, l’hémoglobine glyquée et le LDL cholestérol. Les stratégies antithrombotiques et les traitements antihypertenseurs et hypolipémiants sont bien codifiées. Depuis quelques années, les sociétés savantes recommandent également l’utilisation de deux classes d’antidiabétiques – agonistes du récepteur du GLP-1 (GLP1-RA) et inhibiteurs du SGLT2 (iSGLT2)– qui ont démontré un bénéfice sur la mortalité cardiovasculaire et la récurrence d’évènements cardiovasculaires majeurs dans de grands essais randomisés. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande depuis 2024 leur utilisation chez tout patient diabétique présentant un antécédent cardiovasculaire, indépendamment de l’HbA1c.
Malgré cet arsenal thérapeutique, la prévention secondaire post-AVC reste sub-optimale. Plusieurs études montrent que les patients ayant survécu à un AVC présentent un contrôle des facteurs de risques cardiovasculaires moins bon que ceux ayant présenté un infarctus du myocarde (IDM), jusqu’à 39% de prévention optimale après un AVC contre 63% après un IDM, malgré un risque cardiovasculaire comparable. De larges cohortes internationales rapportent une sous-prescription des statines, un contrôle tensionnel suboptimal et un recours très limité aux GLP1-RA et iSGLT2.
De multiples raisons peuvent être invoqués pour expliquer ces écarts de pratique : insuffisance de prescription dès la phase hospitalière, mauvaise adhérence au fil du temps, effets indésirables des traitements, connaissance des recommandations hétérogène parmi les prescripteurs, moins de suivi médical en neurologie comparativement à la cardiologie et/ou absence de recul sur certains traitements dans la population post-AVC.
Dans ce contexte, l’objectif de cette étude est d’évaluer la conformité des prescriptions de sortie d’unité neurovasculaire aux recommandations européennes chez les patients diabétiques après un premier AVC ischémique. Identifier les écarts aux bonnes pratiques représente un levier essentiel pour améliorer la prévention secondaire, optimiser le suivi et réduire le risque de récidive et de complications cardiovasculaires. Une meilleure adéquation des prescriptions dès la phase post-aiguë constitue en effet un point de départ déterminant pour un parcours de soins de qualité.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Date de soins (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

utilisée pour retrouver les différentes données cliniques dans le dossier médical

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU Grenoble Alpes

CS10217, Grenoble 38000 38043 La Tronche France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

Centre Hospitalier Métropole Savoie - Chambéry

Place Lucien Biset 73000 Chambéry

Calendrier du projet

Date de début : 14/01/2026 – Date de fin : 31/08/2026 Durée de l'étude : 8
Etape 1 : Dépôt du projet
14/01/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

CHU Grenoble Alpes

CS10217, Grenoble 38000

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Lettre d’information mentionnant les droits des articles 15 à 20 du RGPD et comment ceux-ci s’appliquent

Délégué à la protection des données

CHU Grenoble Alpes

CS10217, Grenoble 38000 38043 La Tronche France

protection-donnees@chu-grenoble.fr