N° 29559857

Analyse rétrospective de l'efficacité du gel de Morphine (GM) pour le traitement des douleurs associées aux radiodermites (RD) périnéales AntaGel - DATA240316

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Cancérologie

Bénéfices attendus

L’évolution des techniques et des modalités de traitements ont permis de limiter les toxicités induites par la RT.

La peau exposée à des rayons ionisant (RI) dans le cadre de traitement de tumeur proche du plan cutanée, n’est plus en capacité de se renouveler en raison d’une altération du processus mitotique cellulaire basale, conduisant à une suppression du renouvellement des cellules cutanées. Les RI provoquent également une sénescence des kératinocytes épidermiques, responsable d’une activité inflammatoire exacerbée et d’un dysfonctionnement structurel de la barrière épidermique,par perturbation du processus de kératinisation et de cornification. 

Les radiodermites (RD), toxicité cutanées aiguës de la RT, sont classées en 5 grades selon la Common Terminology Criteria for Adverse Events (CTCAE) Version 5.0, présentant des aspects cliniques différents. Au grade 1, on observe un érythème et/ou une desquamation sèche. Le grade 2 se caractérise par une desquamation humide avec ou sans œdème, limitée aux plis ou au sillons cutanés. Le grade 3 implique une desquamation humide dans les zones en dehors des plis cutanés, avec ou sans saignement induit par un traumatisme mineur ou une abrasion. Le grade 4 correspond à une nécrose cutanée ou à une ulcération de pleine épaisseur du derme, avec ou sans hémorragie spontanée au niveau de la zone touchée. Enfin, le grade 5 est associé au décès. 

Les RD sont fréquentes notamment chez les patients traités pour des tumeurs périnéales, de la vulve ou du canal anal avec des grades supérieurs ou égaux au grade 3. Celles-ci apparaissent généralement à partir de la 2ième semaine de traitements et peuvent progressivement se majorer.

La RT peut être associée à des traitements médicamenteux tels que la chimiothérapie (RCT) rendant l’intensité des RD variables. Les RD peuvent être plus globalement associées à une altération de l’état général du patient l’exposant à un arrêt de traitement qui pourrait compromettre l’efficacité du traitement.

L’impact des RD sur la qualité de vie est important, et sous-estimé par les patients avant le début des traitements selon une étude réalisée auprès de 46 patients traités par RCT pour une tumeur du canal anal. Les gènes et les douleurs ressenties durant la RT s'intensifient au cours des séances. Bien que les RD soient des toxicités aiguës fréquentes chez les patients traités pour une tumeur périnéale il existe peu d’études décrivant l’impact des douleurs liées au RD. Néanmoins le traitement des douleurs en radiothérapie doit faire l’objet d’une évaluation rigoureuse et de proposition de traitement adapté qu’il soit systémique ou local.

On estime qu’environ 95% des patients traités par radiothérapie développeront une RD durant leur traitement. Malgré les études réalisées il n‘existe pas de soins locaux pour la prévention ou le traitement des RD faisant consensus. Toutefois, les topiques utilisés ne doivent pas compromettre l’efficacité de la RT et devraient permettre de d’optimiser la cicatrisation les formes gels sont à privilégier.
A noter que peu d’études évaluent les traitements préventifs et/ou curatifs des RD périnéales. Le GM est un hydrogel (Intrasite gel(r)) dans lequel est incorporé dans la Morphine (solution injectable). Cette formulation a déjà été éprouvée dans le traitement des douleurs liées aux plaies. Une revue narrative de 2022 sur l’efficacité et la sécurité de la Morphine topique montre que l’utilisation d’GM sur des plaies cutanées ou des muqueuses est sûre, qu’elle ne génère pas d'effets indésirables systémiques et qu’elle est efficace dans le traitement de la douleur avec un dosage de Morphine allant 1 à 15 mg.

Dans le cas des RD, l’hydrogel utilisé n’interfère pas avec la RT puisque majoritairement composé d’eau.

Seul 1 cas clinique décrit l’utilisation du GM sur les RD d’un patient traité pour une tumeur de la sphère O.R.L. Le gel semblerait efficace.

Il n’existe aujourd’hui aucune étude évaluant l’efficacité de traitement locaux antalgiques pour les traitements des RD périnéales.

L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité du gel de morphine (GM) sur le traitement de la douleur.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)
Année et mois de naissance

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

L’analyse des données est sous la responsabilité de Elodie LABEDADE, IDE stomathérapeute de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie.

Méthode
L’inclusion des patient-es s’est fait à partir du dossier de préparation du gel de morphine (GM) de la pharmacie institutionnelle.
Les patient-es inclus dans l’étude étaient les patient-es qui ont utilisés le GM dans un but antalgique en cours de radiothérapie avec ou sans traitement médical associé et majeure. Les autres indications du gel et les patients mineurs n’ont pas été inclus dans l’étude.
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité du GM sur le traitement de la douleur des radiodermites périnéales. Le critère principal est la diminution de la douleur telle qu’évaluée par le patient. Les objectifs secondaires comprennent l’évaluation de la consommation d'antalgiques systémiques et l’évaluation de l'interruption de traitement en lien avec les RD.

Traitement
Au total 17 patientes ont été inclus dans l’étude.
L’ensemble des données cliniques au cours de l’étude seront présentées à l’aide de statistiques descriptives et des nombres de valeurs.
Etant dans une étude rétrospectives, les données manquantes apparaitront et le rapport au nombre de sujet adapté en fonction de la donnée clinique évaluée.

Analyse des données
Pour l’analyse du critère principale :
Les données qualitives, déclaratives des patients concernant l’évaluation de leur douleur en quatre termes correspondant à une intensité (ou équivalent sur une échelle numérique). Celle-ci sera corrélée à une valeur en fonction de l’intensité (de 0 à 4) pour l’analyse statistique.
La radiodermite est notée en fonction du grade (donc de l’aspect clinique.)
Les antalgiques seront reportés en fonction de leur pallier et les évènements interférents avec la radiothérapie seront répartis en catégories d’évènements cliniques. Les modifications de traitements seront comptabilisées en fonction du nombre de survenues.
Les évaluations de la douleur seront reportées depuis les suivi des patients-es, il en sera de mêmes pour les soins locaux effectué, les évènements cliniques et suivi de traitement oncologique.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Autre

Responsable de traitement 1

Institut Curie

26 Rue d'Ulm 75005 Paris 75005 Paris France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Alain PUISIEUX

Calendrier du projet

Date de début : 01/12/2024 – Date de fin : 31/05/2025 Durée de l'étude : 6
Etape 1 : Dépôt du projet
24/02/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

Institut Curie

26 Rue d'Ulm 75005 Paris 75005 Paris France

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(j) archives, recherche scientifique ou historique, ou statistiques

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

L'Institut Curie, en tant que responsable du traitement, garantit les droits des articles 15 à 20 du RGPD dans les conditions prévues par le réglementation en vigueur. Ainsi, le responsable de traitement prend des mesures appropriées pour procéder à toute communication au titre des articles 15 à 20 du RGPD à la personne concernée d'une façon concise, transparente, compréhensible et aisément accessible, en des termes clairs et simples. Les informations sont fournies par écrit ou par d'autres moyens y compris, lorsque c'est approprié, par voie électronique. Le responsable du traitement facilite l'exercice des droits conférés à la personne concernée au titre des articles 15 à 20 du RGPD. Le responsable du traitement fournit à la personne concernée des informations sur les mesures prises à la suite d'une demande formulée en application des articles 15 à 20, dans les meilleurs délais et en tout état de cause dans les délais fixés par les dispositions légales

Délégué à la protection des données

Institut Curie

26 Rue d'Ulm 75005 Paris 75005 Paris France

dpo@curie.fr