Apport de l'utilisation d'un simulateur de route dans le processus décisionnel de la reprise de la conduite ou du passage du permis de conduire chez les patients atteints de pathologie neurologiques acquises
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La reprise de la conduite automobile après une atteinte neurologique est un enjeu majeur d'autonomie et de réinsertion sociale et professionnelle. Cependant, elle soulève des questions de sécurité routière complexes. La législation impose aux médecins agréés de statuer sur l'aptitude, mais les outils d'évaluation clinique en bureau (tests analytiques informatisés) manquent parfois de sensibilité écologique pour prédire le comportement réel au volant. L'utilisation de simulateurs de conduite en réadaptation vise à offrir un environnement sécurisé, reproductible et contrôlable pour tester les capacités du patient face à des situations d'urgence ou complexes (freinage d'urgence, attention divisée) difficiles à tester sur route ouverte. L'enjeu scientifique actuel est d’évaluer la "validité écologique" de ces simulateurs, c'est-à-dire leur capacité à prédire fidèlement la performance en conditions réelles.
La filière Neurologie du centre de Lay-Saint-Christophe (LSC) accueille des patients présentant des limitations motrices et/ou cognitives (d'origine acquise ou congénitale) qui souhaitent reprendre ou débuter une activité de conduite automobile
Actuellement, le parcours de soins pour ces patients inclut une évaluation pluridisciplinaire standardisée :
• Bilans cliniques : Neuropsychologie (test TAP) et Ergothérapie
• Simulateur de conduite : Les patients réalisent deux séances d'une heure sur simulateur, évaluées via le protocole ESSC (évaluation ergothérapeutique sur simulation de conduite), mesurant le temps de réaction, la force de freinage et la gestion des imprévus en ergothérapie Utilisation d’autres épreuves en neuropsychologie.
• Conduite sur route : Une mise en situation réelle est effectuée le vendredi avec un moniteur d'auto-école et un thérapeute (ergothérapeute ou neuropsychologue), évaluée via la grille de Kielhofner en ergothérapie et par une évaluation qualitative en neuropsychologie.
Un constat a été fait par les équipes : la décision finale d'aptitude est prise par un médecin agréé extérieur qui base son jugement principalement sur la séance sur route, sans nécessairement visualiser les données du simulateur. Il existe parfois des discordances entre les performances simulées et réelles (ex: échec au simulateur mais réussite sur route). Il est donc nécessaire d'objectiver l'apport réel du simulateur dans ce processus décisionnel.
Objectifs principaux : Il s'agit d'une étude rétrospective visant à déterminer s'il existe des liens (corrélations) entre les performances aux bilans neuropsychologiques/ergothérapiques, les performances sur le simulateur de conduite et les performances sur route.
Objectifs secondaires : Évaluer si la performance sur simulateur est prédictive de la performance sur route. Déterminer la pertinence de la mise en situation sur simulateur lorsque les résultats aux bilans neuropsychologiques sont faibles. Recueillir des informations sur la reprise effective de la conduite post-intervention.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les patients susceptibles d’être inclus dans l’étude seront contactés par téléphone afin de leur faire prendre connaissance de l’étude. Dans le cas où le patient ne souhaite pas être inclus dans l’étude il lui sera demandé de remplir et renvoyer le formulaire d’opposition à la réutilisation des données de santé pour la ou les recherches menées au sein de l’établissement. Il sera également indiqué au patient lors de cet échange, la possibilité de consulter, sur le site web de l’UGECAM Nord Est, les recherches pour lesquelles ses données de santé pourraient être réutilisées.
Une information collective est donnée à chaque patient dans le livret d’accueil, lequel contient une partie spécifique à la recherche et explique les démarches et liens à suivre pour avoir des renseignements sur les recherches menées et réutilisant les données de santé du patient et le cas échéant la procédure d’opposition à cette réutilisation des données