N° 33359128

Comparaison des délais entre l'arrivée aux urgences et le premier traitement de reperfusion (door-to-needle time) chez les patients présentant un AVC ischémique aux UTEC : protocole Direct-to-Scan versus patients éligibles non inclus dans le protocole

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Diagnostics
Prise en charge des patients
Organisation des établissements de santé

Domaines médicaux investigués

Radiologie et imagerie médicale
Neurologie
Médecine d’urgence

Bénéfices attendus

Introduction

L’épidémiologie des AVC évolue rapidement en France avec, d’une part, une augmentation attendue du nombre de cas incidents et prévalents due au vieillissement de la population française et à l’amélioration de la survie des AVC ischémiques. La mortalité par AVC a diminué depuis les années 1980, mais elle n’avait pas évolué entre 2008 et 2013 chez les femmes âgées entre 55 et 64 ans, ainsi que chez les hommes et les femmes de plus de 85 ans. Une augmentation de l’incidence et des hospitalisations pour AVC ischémiques a été observée chez les adultes de moins de 65 ans depuis une quinzaine d’années en France. Ce signal épidémiologique a été confirmé au niveau national par les données hospitalières.
En 2022, on dénombrait 122 422 adultes hospitalisés pour un AVC en France, dont 78% pour un AVC ischémique.

En lien avec l’évolution démographique, on peut s’attendre à une augmentation progressive pour atteindre 35 % de cas en plus annuellement en 2035 et 50 % de cas en plus annuellement en 2050. On approchera alors les 280.000 à 285.000 cas par an en 2050.
1 personne sur 4 de plus de 45 ans aura un AVC au cours de sa vie.

Un des principaux enjeux des AVC en phase aigüe est la rapidité de prise en charge. Le nombre de neurones perdus dans un AVC ischémique de l’artère cérébrale moyenne a été quantifié à 1.9 million par minute soit 114 millions par heure, ce qui équivaut à un vieillissement accéléré d’environ 3.6 ans. Les séquelles qui en découlent peuvent être lourdes, et leur sévérité dépend, elle aussi, de la vitesse de prise en charge.

Il existe à l'heure actuelle 2 techniques de reperfusion la thrombolyse intraveineuse (TIV) et la thrombectomie (TM).

L’efficacité du traitement de reperfusion est corrélée à la précocité de sa réalisation. Tout est à mettre en œuvre pour que ce traitement soit débuté le plus rapidement possible.

Le protocole de DIRECT AU SCAN en place depuis septembre 2024 au CHU de Montpellier est basé sur le court-circuitage de l’installation et de l’évaluation du patient en salle d’accueil des urgences au profit d’une admission directe à l’imagerie référente la plus rapide, afin d’obtenir au plus vite la localisation du thrombus et l’étendue de l’AVC permettant la réalisation rapide d'une TIV et/ou d'un transfert en salle de TM dès que possible. Il concerne les suspicions d'AVC qui rentre dans les critères d'éligibilité de la filière définis ci-dessous.

Notre hypothèse de travail repose donc sur l'analyse de données des patients admis pour un AVC ischémique aux UTEC, et de montrer une réduction significative des délais lorsqu'ils sont admis dans le protocole direct to scan par rapport à ceux qui ne le sont pas.

Objectif principal
Comparer le délai entre l'arrivée aux urgences et le premier traitement de reperfusion chez des patients pris en charge aux UTEC dans le protocole direct to scan et les patients éligibles au protocole mais non pris en charge dans ce protocole (horaires non ouvrables du protocole (20h - 10h et le week-end) ou ceux qu'on a oublié d'inclure en heures ouvrables (10h-20h en semaine)

Objectif(s) secondaire(s)
Comparer les délais entre l'arrivée aux urgences et la première imagerie entre les patients pris en charge au sein du protocole direct to scan et les patients éligibles non inclus

Comparer l’évolution du score NIHSS entre J0 et J1 entre les patients pris en charge dans le protocole direct to scan et les autres

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives à la prise en charge sanitaire, médico-sociale et financière associées à chaque bénéficiaire
Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social
Informations relatives aux conditions sociales, environnementales, aux habitudes de vie et au contexte socio-économique des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

L'utilisation de ces variables sensibles se justifient car ces variables font partie des critères étudiés pour les caractéristiques de la population étudié dans notre étude et le devenir après la reperfusion.
Pour pouvoir faire des analyses statistiques pertinentes il est essentiel d'avoir accès à des données précises et d'avoir donc recours à ces variables.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 27/08/2026 – Date de fin : 26/02/2027 Durée de l'étude : 6
Etape 1 : Dépôt du projet
26/08/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr