Détection de biomarqueurs urinaires volatils pour le diagnostic du cancer - URIDIAG
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le cancer ovarien séreux de haut grade (HGSOC) est le type de cancer ovarien le plus courant et le plus mortel en France, notamment en raison d'une détection tardive. Ce cancer est particulièrement agressif et a un fort taux de récidive, même après un traitement initial. Les rechutes sont souvent détectées par l'augmentation d'un biomarqueur sanguin, l'antigène carcinoïde 125 (CA 125), ou par l'analyse de l'ADN tumoral circulant. Une détection précoce des risques de rechute est donc essentielle pour améliorer le pronostic des patientes.
Une nouvelle méthode prometteuse pour la détection précoce du cancer repose sur l'analyse des composés organiques volatils (COV), présents dans des fluides corporels tels que l'urine, la sueur ou l'haleine. Ces COV sont liés aux processus métaboliques du corps et peuvent être modifiés en cas de cancer. Cette approche est plus rapide et nécessite moins de préparation que d'autres techniques, comme l'extraction de métabolites des tissus. Des recherches récentes ont montré que des chiens entraînés pouvaient détecter des COV spécifiques dans l'urine des patients atteints de cancers, comme celui de la prostate, avec des résultats très précis (une sensibilité de 98,6 à 100 % et une spécificité de 97,6 à 98,7 %). Ces découvertes ouvrent la voie à un potentiel outil de dépistage précoce pour d'autres cancers, dont le HGSOC.
L'objectif principal de cette étude est d'identifier des candidats biomarqueurs volatils urinaires prédictifs du risque de rechute du HGSOC.
Les objectifs secondaires sont tout d'abord d'évaluer les biomarqueurs urinaires volatils comme outil pronostique du cancer ovarien séreux de haut grade, déterminer les panels de composés organiques volatils les plus pertinents dans les urines, identifier la méthode d’analyse la plus adaptée, notamment l’utilisation de méthodes de dosage ciblées, et enfin comparer les performances des biomarqueurs volatils avec d’autres marqueurs urinaires (nucléosides modifiés) et le dosage de CA125 si disponible.
Cette recherche non interventionnelle s’appuie sur des données cliniques et biologiques existantes, collectées de manière standardisée. Les chercheurs analyseront les réponses des COV spécifique de l'urine en utilisant des modèles statistiques pour identifier des différences significatives tout en tenant compte des autres caractéristiques des patientes.
La population d'étude concerne des patientes majeures suivies au Centre Baclesse pour le traitement d’un HGSOC, ayant donné leur consentement pour lesquelles le dossier médical permet de répondre à l’objectifs principal de l’étude et pour lesquelles des échantillons d’urines cryopréservés sont disponibles.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Année et mois de naissance : Ces données permettent de calculer l’âge précis des patients, essentiel pour vérifier leur éligibilité selon les critères d’inclusion. Elles facilitent également une réidentification sécurisée des patients si nécessaire, notamment pour recueillir ou vérifier des données.
Date de soins : Les dates précises des soins sont indispensables pour valider l’inclusion des patients en fonction des périodes ciblées par l’étude. Elles servent aussi au calcul rigoureux des durées de survie et des délais entre les événements cliniques majeurs.
Date de décès : Cette information est cruciale pour calculer la survie globale, un indicateur clé dans l’analyse des résultats.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
20
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
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- opposition à la transmission des données couvertes par le secret professionnel susceptibles d’être utilisées dans le cadre d’une recherche.
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