Développement et évaluation d’un outil d’intelligence artificielle pour l’aide à la colposcopie
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Les infections persistantes aux papillomavirus humains (HPV) oncogènes (HPV-HR) sont notamment responsables chaque année en France de 30.000 lésions précancéreuses , 3.000 lésions cancéreuses du col de l’utérus et de 1.000 lésions du vagin et de la vulve. La prévention de ces lésions passe par la vaccination, le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses.
La couverture vaccinale en France est encore malheureusement insuffisante (45,8% de filles et 6% des garçons ayant eu au moins une dose à 15 ans en 2022, selon les données publiées par Santé Publique France en 2022), et le dépistage des lésions précancéreuses a encore toute sa place pour permettre, s’il est bien fait, d’éviter 90% des cancers.
En France, ce dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus concerne 17 millions de femmes éligibles, âgées de 25 à 65 ans, vaccinées ou non. Il est réalisé́ à l’aide d’un prélèvement cervical, avec recherche, selon l’âge de la patiente, de cellules anormales (analyse cytologique) et/ou de présence d’un HPV-HR (test HPV)
La colposcopie correspond à l’examen de dépistage secondaire, et constitue la pierre angulaire de la prise en charge des patientes présentant une cytologie anormale ou un test HPV-HR persistant. Elle a pour objectif de visualiser sur le col de l’utérus, le vagin et/ou la vulve les zones suspectes afin de cibler les biopsies pour avoir une preuve histologique de la lésion précancéreuse ou cancéreuse.
De nombreux auteurs se sont intéressés à l’intérêt de l’apport de l’intelligence artificielle (IA) à l’examen colposcopique.
Objectif principal :
1. Elaboration d’un algorithme permettant d’aider à l’interprétation des images de colposcopie
Objectifs secondaires :
1. Evaluer l’efficacité de cet algorithme (par comparaison à l’interprétation des cliniciens)
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Critère de jugement
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
5
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les patients sont informés sur la procédure permettant d’exercer leurs droits dans la note d’informations de l’étude IACOL qui leur est remise avant leur participation à cette étude et le recueil de leur non opposition.
Dans cette note d’information, il est précisé que les patients disposent d’un droit d’accès, de rectification, de limitation et d’opposition au traitement des données couvertes par le secret professionnel utilisées dans le cadre de cette recherche et que ces droits s’exercent auprès du médecin en charge de la recherche. Il leur est également indiqué qu’en cas de difficultés dans l’exercice de leurs droits, ils peuvent saisir le Délégué à la Protection des données de l’AP-HP (protection.donnees.dsi@aphp.fr) et également qu’ils peuvent exercer leur droit à réclamation directement auprès de la CNIL (www.cnil.fr).