N° 28549874

DURAFRI

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Autre

Domaines médicaux investigués

Maladies infectieuses

Bénéfices attendus

Les infections ostéoarticulaires sont fréquentes [1,2], volontiers complexes, coûteuses à traiter et entraînent une importante morbidité [2,3]. Leur prise en charge médicale est mal codifiée. En particulier, la durée optimale du traitement antibiotique systémique en présence de matériel.
Des études cliniques ont été réalisées et publiées récemment, afin d’optimiser le traitement antibiotique de ces infections complexes. Sa durée a été en particulier évaluée pour plusieurs de ces infections ostéo-articulaires, notamment celles survenant sur prothèses articulaires, ou encore sur matériel rachidien [4,5,6,7,8]. Cependant, il n’existe pas de données évaluant celles compliquant des fracture s traumatiques (FRI en anglais pour Fracture Related Infection) ostéosynthésées.

Parmi les 36 millions de fractures nécessitant une chirurgie par an recensées dans le monde, 5% se compliquent d’une infection [2] (jusqu’à 30% pour les fractures complexes ouvertes [9]). Cette complication fréquente des fractures opérées peut engager le pronostic vital à court terme, et le pronostic fonctionnel à moyen et long terme [10,11]. Le retentissement sur la qualité de vie des patients est important et l’impact économique conséquent [12].
Une définition consensuelle des « infections associées aux fractures » (FRI) a été récemment publiée, de même que des critères diagnostiques [13,14,15].
Des recommandations ont été émises dans la littérature scientifique concernant la prise en charge médico-chirurgicale des FRI, variant notamment en fonction du délai entre le diagnostic de l’infection et la chirurgie initiale de traitement de la fracture [16,17]. Les données d’études cliniques montrent une différence du taux de guérison entre les infections précoces et tardives (définies par un délai de survenue supérieur ou inférieur à 10 semaines après l’opération), s’expliquant par des mécanismes de persistance des bactéries, dont la formation de biofilm en présence de matériel [18].
Ces travaux relativement récents permettent de mieux connaître et d’optimiser la prise en charge des patients atteints d’infections sur fractures opérées, basée principalement sur des recommandations d’experts, du fait d’essais cliniques peu nombreux.

Ainsi, il n’existe pas à notre connaissance de données cliniques évaluant la durée optimale du traitement antibiotique des infections précoces sur fractures ostéosynthésées par plaques lavées chirurgicalement.
En pratique, cette durée de prescription est variable selon les centres, y compris parmi les Centres de Référence des Infections Ostéo-Articulaires complexes (CRIOAc). Un sondage réalisé en 2023 parmi les centres du CRIOGO (Centres de Référence des Infections Ostéo-articulaires complexes du Grand Ouest) révélait que trois des six centres prescrivaient habituellement des antibiotiques pour 6 semaines, alors que les trois autres prescrivaient majoritairement 12 semaines d’antibiotiques en cas d’infections précoces de plaques d’ostéosynthèses lavées chirurgicalement. Ces durées sont choisies à l’aulne des données scientifiques recueillies sur d'autres types d’infections ostéoarticulaires. Ainsi, une étude récente portant sur les prothèses de hanche et genou a démontré que les résultats d’un traitement de 12 semaines d’antibiotiques étaient meilleurs qu’un traitement de 6 semaines [4]. A l’inverse, pour les infections disco-vertébrales y compris sur matériel, un traitement de 6 semaines est non inférieur à un traitement de 12 semaines [5,6].

L’objectif de ce travail est d’évaluer le taux d’échec d’une infection précoce de plaque d’ostéosynthèse sur os long lavée chirurgicalement selon une durée d’antibiothérapie systémique de six semaines versus 12 semaines, ainsi que la tolérance à l’antibiothérapie.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux bénéficiaires de soins et de prestations médico-sociales
Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU BREST

2 avenue Maréchal Foch 29200 Brest 29200 Brest France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Madame Bénédicte SIMON

Calendrier du projet

Date de début : 01/11/2024 – Date de fin : 30/04/2026 Durée de l'étude : 18
Etape 1 : Dépôt du projet
06/01/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

5

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Formulaire d'information (non opposition ou consentement) remis individuellement + affichage sur le portail de transparence du CHU de Brest

Délégué à la protection des données

CHU BREST

2 avenue Maréchal Foch 29200 Brest 29200 Brest France

protection.donnees@chu-brest.fr