N° 33472176

Épidémiologie des patients traités par anticorps bispécifiques admis en réanimation : une cohorte observationnelle multicentrique rétrospective

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prise en charge des patients
Diagnostics
Prévention et traitement

Domaines médicaux investigués

Anesthésiologie-Réanimation
Hématologie
Maladies infectieuses

Bénéfices attendus

Durant la dernière décennie, l’immunothérapie a révolutionné la prise en charge
de certaines hémopathies B (LAL B (1), lymphome B diffus à grandes cellules
(2,3)) ainsi que du myélome multiple (4,5) avec le développement de nouvelles
thérapies ayant amélioré significativement la survie de patients considérés
antérieurement comme incurables.
Ces nouvelles thérapies sont scindées en deux groupes :
Les CAR-T cells (lymphocytes T modifiés génétiquement avec un récepteur
antigénique chimérique) et les anticorps monoclonaux dont certains sont dits
« bispécifiques » car dirigés contre les cellules tumorales et les cellules
immunitaires.
Il existe désormais une littérature conséquente sur l’utilisation des CAR-T cells
(6–8) avec l’identification de complications spécifiques précoces et fréquentes
comme le syndrome de relargage cytokinique (9) ou la toxicité neurologique
immuno-médiée (ICANS) (10), dont la sévérité dans 30% des cas nécessite
3
l’admission en réanimation (11) avec une mortalité à 90 jours de l’ordre de 20%,
essentiellement liée à la progression de la maladie initiale (12).
Les essais thérapeutiques ainsi que les indications des anticorps bispécifiques
sont en pleine expansion mais il n’existe, à notre connaissance et à l’heure
actuelle, que très peu d’informations concernant les patients admis en
réanimation après leur administration.
L’admission de patients traités par anticorps bispécifiques pourrait devenir de
plus en plus fréquente devant l’augmentation de leurs indications, ainsi que leur
efficacité dans le domaine de l’hématologie (leucémie aiguë lymphoblastique B ;
myélome multiple ; lymphome folliculaire ; lymphome B diffus à grandes
cellules) mais aussi de l’oncologie solide (mélanome uvéal).
Des études récentes (13,14) ont rapporté l’existence de complications similaires
à celles induites par les CAR-T cells. Ces complications, certes deux fois moins
fréquentes environ que chez les patients traités par CAR-T cells, peuvent
néanmoins mettre en jeu le pronostic vital et nécessiter l’admission en
réanimation (13–15). Dans une revue de la littérature regroupant 13 études et
plus de 2000 patients portant sur le profil de tolérance de patients traités par
anticorps bispécifiques, environ 4% des patients présentaient une réaction
sévère avec transfert en réanimation (15). D’autre part, dans une étude
rétrospective multicentrique française (14) s’intéressant à 229 patients traités
par anticorps bispécifiques dans le myélome multiple, 13% des patients étaient
admis en réanimation pour des complications infectieuses confirmées ou
suspectées. Lorsque les patients sont admis en réanimation, la mortalité
hospitalière varie alors entre 20 et 30% (13,14).
A notre connaissance, il n’existe pas d’étude multicentrique s’intéressant
spécifiquement aux patients de réanimation. L’étude iBIsCUs pourrait ainsi
permettre d’obtenir des données épidémiologiques concernant la présentation
4
clinique ainsi que le pronostic à court et moyen terme de ces patients et donc
permettre d’améliorer leur prise en charge.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Les données seront recueillies sur support informatisé et proviendront du
dossier médical des patients. Aucune donnée nominative ne sera recueillie. Elles
seront saisies par l’investigateur principal dans un fichier Excel sécurisé par un
mot de passe. Les données seront anonymisées dans chaque centre par un
numéro et les initiales du nom. Chaque investigateur garde dans un fichier
séparé une concordance numéro-identité du patient pour d’éventuelles
corrections.
Aucune donnée ne sera issue de systèmes d’information ou de bases de données
préexistantes.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

APHP

33 Boulevard de Picpus 75012 Paris 75012 Paris France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Jean-Rémi Lavillegrand

Calendrier du projet

Date de début : 01/11/2024 – Date de fin : 01/01/2027 Durée de l'étude : 24
Etape 1 : Dépôt du projet
01/09/2025

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

10

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(j) archives, recherche scientifique ou historique, ou statistiques

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Les patients seront informés par les services participants de l’utilisation possible
des données de leur séjour dans le livret d’accueil ou le compte rendu
d’hospitalisation qui leur a été remis, ou à leur proche en cas d’incapacité de
consentir. Chaque investigateur local devra vérifier la non-opposition du patient
inclus à la collecte des données. Eu égard à la durée de la période d’inclusion
ainsi qu’à la gravité de la pathologie étudiée, certains patients seront
possiblement décédés pendant ou au décours de leur hospitalisation, ainsi les
investigateurs s’assureront du statut vital des patients (fichier des personnes
décédées établi par l’INSEE : https://deces.matchid.io/search) avant d’envoyer
la lettre d’information spécifique à chaque patient survivant.

Délégué à la protection des données

APHP

33 Boulevard de Picpus 75012 Paris 75012 Paris France

protection.donnees.dsi@aphp.fr