N° 34046077

Etude de l’évolution et du pronostic des atteintes musculaires dans la Scléromyosite : étude rétrospective d’une cohorte multicentrique française. (EVOMYO-SCL)

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prise en charge des patients
Diagnostics
Prévention et traitement

Domaines médicaux investigués

Médecine interne

Bénéfices attendus

Introduction

La Sclérodermie Systémique (SSc) est une maladie rare (incidence annuelle de 2-3 cas/100 000 personnes) appartenant au groupe des connectivites par l’induction de lésions chroniques, inflammatoires et fibrosantes du tissu conjonctif. La physiopathologie repose sur une triade incluant auto-immunité, microvasculopathie et fibrose [1]. Les atteintes sont souvent multi-organiques (peau, micro-vaisseaux, poumon, cœur, tube digestif, …) de fréquence et d’impact pronostique variables.
Les myosites auto-immunes (MAI), autre type de connectivite, constituent un groupe de pathologies hétérogènes et rares (5-10 cas/1 000 000 personnes) induisant une atteinte inflammatoire du muscle strié. Elles incluent les Myosites Nécrosantes auto-immunes (MNAI), les Dermatomyosites (DM), le Syndrome des Anti-Synthétases (SAS) et les Myosites à Inclusions (MI).
L’atteinte musculaire dans la SSc, initialement intitulée Myopathie associée à la SSc (SScAM), est rapportée chez 5 à 95% des patients [2]. Cette grande variabilité est liée à l’absence de définition consensuelle de l’atteinte primitive musculaire dans la SSc avec des symptômes rapportés peu spécifiques et l’existence de multiples diagnostics différentiels.
L’atteinte musculaire dans la SSc a premièrement été décrite comme proximale et symétrique avec une élévation des enzymes musculaires (créatine kinase ou CPK), puis les études ont mis en lumière son hétérogénéité clinique, réunissant des profils variés pouvant chevaucher la SSc et les MAI et menant à la création d’une nouvelle entité : la Scléromyosite [3]. La notion de Scléromyosite semble d’autant plus pertinente devant la mise en évidence de tableaux phénotypiques distincts associés à la présence d’auto-anticorps spécifiques (anticorps anti-Ku, Pm/Scl, SMN, RNP, …) [4].
L’analyse histologique permet de confirmer de manière certaine l’atteinte musculaire mais également de décrire des anomalies anatomopathologiques singulières pouvant correspondre à des mécanismes physiopathologiques sous-jacents (infiltrats lymphocytaires endomysiaux éparses associés à une capillaropathie avec réduplication de la membrane basale capillaire, dilatation capillaire, engainement endothélial par des prolongements péricytaires…). En effet, certaines études évoquent l'existence de deux profils de patients atteints de Scléromyosite [5] :
- un profil inflammatoire impliquant un déficit musculaire et une rhabdomyolyse marqués, accompagnés de dépôts de cellules inflammatoires et d’une nécrose des fibres musculaires à l’histologie
- un profil fibrotique impliquant un déficit musculaire et une rhabdomyolyse modérés voir absents et la présence de fibrose et d'une microvasculopathie à l'histologie.
Cette distinction clinico-bio-histologique semble avoir un impact pronostique : les patients présentant un profil fibrotique semblent moins bien répondre aux traitements anti-inflammatoires et par conséquent présenter une évolution plus sévère.
Par conséquent, la Scléromyosite rassemble des phénotypes cliniques et pronostiques très variés, rendant difficile l'élaboration de critères diagnostiques consensuels et internationaux. Néanmoins, la bonne caractérisation des patients est cruciale car les stratégies thérapeutiques en dépendent et peuvent avoir des conséquences pronostiques non négligeables (par exemple : l'utilisation de corticoïdes et le risque induit de crise rénale sclérodermique).
Ainsi, il semble aujourd'hui primordial de mieux comprendre l'histoire naturelle et l'évolution pronostique des patients atteints de Scléromyosite dans le but d'améliorer nos pratiques thérapeutiques et de suivi.
C'est pourquoi nous souhaitons analyser l'évolution clinique et pronostique des atteintes musculaires des patients atteints de Scléromyosite par l’étude d’une cohorte multicentrique française.

Objectif principal
L’objectif principal de l’étude est de décrire l’évolution clinique et fonctionnelle des atteintes musculaires chez des patients atteints de Scléromyosite.

Objectif(s) secondaire(s)
Les objectifs secondaires sont :
1. Identifier des profils phénotypiques homogènes de Scléromyosite
2. Explorer les facteurs associés à une évolution musculaire défavorable
3. Décrire la morbi-mortalité et les complications systémiques associées

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social
Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations relatives aux conditions sociales, environnementales, aux habitudes de vie et au contexte socio-économique des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 23/09/2026 – Date de fin : 22/09/2027 Durée de l'étude : 12
Etape 1 : Dépôt du projet
23/09/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr