« Etude des hémopathies malignes mutées pour le gène TP53 au diagnostic »
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Les hémopathies malignes porteuses d’une mutation de TP53 sont retrouvées dans 5%-10% des syndromes myélodysplasiques (SMD) et leucémies aiguës myéloïdes (LAM) de novo et pour 25%-40% des SMD et LAM secondaires.
Ces SMD et LAM sont de mauvais pronostic et leur prise en charge chez les patients de >60 ans peut varier en fonction des centres du fait de la difficulté de prise en charge et des réponses hétérogènes de cette population de patients.
Il s’agit ici d’une étude rétrospective en ITT multicentrique des sur les patients SMD et LAM TP53 au diagnostic et de >60 ans inclus dans les registres IPC, DATAML, AURAGEN et Nice. Ces patients ne rentrent pas dans les protocoles nationaux de traitement des LAM (BIG1, ALFA 2101) et manquent d’homogénéité dans la prise en charge, face à des patients hétérogènes qui peuvent parfois recevoir de la chimiothérapie intensive ou au contraire qui sont parfois fragiles (>75 ans) et reçoivent des thérapies moins intensives reposant sur l’association d’azacitidine et de venetoclax. Le bénéfice sur la survie des traitements intensifs et non-intensifs est peu clair et dans certains cas, leur toxicité est importante. Aussi, des soins de supports exclusifs dans le cadre des soins palliatifs peuvent aussi être proposés.
De plus, l’utilisation de plus en plus courante de la biologie moléculaire, notamment du NGS et du GENEXUS permettent une meilleure visibilité sur les caractéristiques moléculaires (type de mutation TP53, VAF, comutations) de ces patients. Cependant, l’impact de la disponibilité de ces examens sur la prise en charge des patients n’a pas été évalué dans des études de vie réelle. Enfin, la meilleure caractérisation moléculaire par NGS peut nous amener à définir de nouveaux critères pronostics au sein de cette entité avec un pronostic défavorable. Par exemple, le sous-type de mutation TP53 ou l’impact des co-mutations n’est pas connu.
L’objectif ici est de définir, par des critères clinico-biologiques, quelles sont les pratiques et leurs impacts sur la réponse et la survie de ces patients et en tirer une ligne claire sur la meilleure façon de prendre en charge ces patients.
L'objectif principal est d'analyser la survie globale des patients SMD et LAM TP53 au diagnostic, et de plus de 60 ans.
Les objectifs secondaires sont :
• Analyse de la survie de ces patients en fonction de leurs caractéristiques clinico-biologiques
• Analyse du temps avant début du traitement
• Analyse du temps entre le rendu du statut mutationnel TP53 et le début du traitement
• Analyse de la réponse globale (CR, CRi, MLFS, PR)
• Analyse du nombre de patients greffés et du temps d’arrivée à la greffe
• Analyse des différences entre les centres
• Analyse des temps d’hospitalisation et du support transfusionnel.
Les éléments de méthode et la population d’étude :
On s’intéressera dans cette étude rétrospective aux données cliniques, biologiques et thérapeutiques, à partir des dossiers des patients SMD et LAM >60 ans mutés TP53.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Le responsable de la base de données patient, soit le centre investigateur est tenu d’assurer une information individuelle préalable à chaque patient concerné par l’étude (conformément à la MR004). Ainsi une note d’information est élaborée par le responsable de traitement et communiquée aux centres investigateurs. Les centres investigateurs sont en charge d’adresser cette note au regard de leurs moyens internes et via des canaux sécurisés notifiés au responsable de traitement (notamment formalisé au sein du contrat). Elle peut être délivrée lors d’une consultation médicale, par courrier électronique sécurisé, par voie postale, ou via un portail patient dédié. Dans les centres de lutte contre le cancer (CLCC) et plus particulièrement à l’IPC, une information individuelle des patients est délivrée lors de la collecte des données (livret d’accueil) et des échantillons biologiques (consentement « biothèque »). Ces documents prévoient la possibilité de réutiliser les données et les échantillons et renvoie à un portail de transparence : https://mesdonnées.unicancer.fr. Ce portail centralise les informations relatives aux études en cours, aux organismes partenaires, ainsi qu’aux mesures de protection des données personnelles et les personnes concernées peuvent se reporter préalablement à la mise en oeuvre de chaque nouveau traitement de données. Pour les patients décédés, l’identification des patients éligibles sera faite dans chaque centre par l’investigateur principal qui aura la responsabilité de vérifier l’absence d’opposition de leur vivant à la collecte des données personnelles dans le dossier du patient.