Etude phylogénétique du virus Chikungunya International CHIKV – CHIKV International
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le virus Chikungunya (CHIKV), un alphavirus transmis par les moustiques Aedes, peut provoquer des syndromes fébriles, des arthralgies durables entraînant un handicap chronique, ainsi que des atteintes neurologiques sévères. Le virus a été isolé pour la première fois en Tanzanie en 1952-53, et pendant des décennies, les foyers épidémiques sont restés circonscrits à l'Afrique subsaharienne et à l'Asie. La circulation du virus chikungunya s'étend progressivement vers les régions tempérées, les épidémies autochtones devenant de plus en plus fréquentes dans la zone méditerranéenne. L'année 2025 a constitué un tournant épidémiologique, avec une incidence cumulée dépassant 500 000 cas et plus de 150 décès selon les données de l'OMS. Cette épidémie a touché de nouveaux territoires notamment en Amérique du Sud. Le recours à l'épidémiologie moléculaire permet de mieux comprendre l'adaptation virale et la dynamique des épidémies, et contribue à prévenir leur propagation et leur émergence dans les pays non endémiques où Aedes albopictus est désormais bien implanté, comme l'ont illustré les multiples foyers de transmission locale observés en Italie ou en France.
Les objectifs de l’étude sont les suivants :
1. Analyse descriptive des caractéristiques épidémiologiques des voyageurs atteints de chikungunya confirmé ou probable consultant dans les cliniques GeoSentinel et TropNet, afin de compléter les données des autorités de santé publique nationales des pays touchés par l'épidémie de CHIKV de 2024-2025.
2. Génotypage, séquençage complet du génome et analyse phylogénétique des souches de CHIKV isolées chez les voyageurs, pour comprendre la dynamique de transmission des épidémies actuelles à l'échelle mondiale.
Un séquençage complet du génome des souches de CHIKV isolées chez des voyageurs virémiques est réalisé pour l'étude. Les données de génétique croisées avec les données cliniques permettront de déterminer la dynamique de transmission, le taux évolutif et le taux de pression de sélection favorisant l'évolution du virus.
La population de l'étude est :
- les voyageurs revenant d'un voyage consultant dans un centre GeoSentinel ou TropNet ;
- les voyageurs pris en charge entre le 1er août 2024 et le 31 décembre 2027 ;
- les voyageurs chez qui le diagnostic de chikungunya a été confirmé par RT-PCR.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Les données concernant les dates de soin sont essentielles pour atteindre les objectifs de la recherche qui permettent d'évaluer la dynamique de transmission, le taux évolutif et le taux de pression de sélection favorisant l'évolution du virus.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
15
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les patients infectés par le Chinkungunya consultant dans les centres médicaux de surveillances des maladies tropicales des réseaux GeoSentinel et TropNet pour diagnostic sont informés lors de leur venue que leurs échantillons et leurs données peuvent être réutilisés pour des recherches ultérieures.
Ces patients ont eu un prélèvement de sang qui a été réalisé pour le diagnostic et dont le reliquat ainsi que quelques données issues du soin seront utilisés pour l’étude CHIKV-International s’ils ne s’y s’opposent pas. Ce reliquat de sang sera utilisé pour extraire le matériel génétique du virus qui sera ensuite analysé. Le matériel génétique ne sera jamais analysé. Une note d’information spécifique au projet CHIKV-International sera communiquée aux personnes. Cette note d’information contient un lien vers une page web de l’étude où cette note d’information se trouve et où les résultats globaux de l’étude seront communiqués. Les personnes concernées pourront s’opposer à tout moment à l’utilisation de leurs échantillons et de leurs données en contactant le DPO de l’Institut Pasteur (dpo@pasteur.fr).