N° 34023769

Evaluation de la douleur et de la qualité de vie lors d'une libération chirurgicale du nerf médian

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Médecine physique et de réadaptation
Neurologie

Bénéfices attendus

Le nerf médian est particulièrement exposé à des phénomènes compressifs tout au long de son trajet. Le syndrome du canal carpien en est la forme la plus connue avec une prévalence estimée entre 2 et 3 % dans la population générale (Descatha et al., 2011), d'autres sites de compression existent en amont, au niveau du coude et de l'avant-bras. Parmi eux, le lacertus fibrosus (aponévrose du biceps brachial) est reconnu comme un site compressif à part entière (Swiggett & Ruby, 1986). La compression du nerf médian à ce niveau, désignée sous le terme de « syndrome du lacertus », se manifeste par une triade clinique caractéristique : perte de force des muscles de la loge antérieure de l’avant-bras (long fléchisseur du pouce, fléchisseurs profonds des doigts (index), fléchisseur radial du carpe (FRC)), douleur à la palpation du lacertus, et « scratch collapse test » positif (Apard et al., 2024). Sa symptomatologie étant similaire à celle du syndrome du canal carpien, cela conduit fréquemment à des erreurs diagnostiques et à des échecs de libération du tunnel carpien (Bashir et al., 2025).
La dynervologie, qui est une approche médicale encore non reconnue, étudiant les compressions nerveuses dynamiques, propose une cartographie des sites de vulnérabilité par examen clinique et imagerie. Elle permet d'identifier le ou les sites de compression, orientant une décision thérapeutique chirurgicale en cas de forme sévère, ancienne et ne répondant pas au traitement rééducatif. La libération chirurgicale du lacertus fibrosus, réalisée sous anesthésie locale par courte incision (≈ 2 cm) au pli du coude, permet une restauration immédiate de la force en peropératoire dans 99,2 % des cas . De plus, 88 % des patients rapportent une satisfaction bonne à excellente à six mois (Hagert et al., 2023). Cependant, les données sur l'évolution de la douleur et de la qualité de vie (QdV), pourtant essentielles à la pratique kinésithérapique postopératoire, restent limitées dans la littérature actuelle. Peu d’études s’intéressent à ces critères à l'aide d'outils validés, en intégrant également le suivi kinésithérapique.

Objectifs : Évaluer l'évolution de la douleur et de la qualité de vie chez des patients opérés d'une libération chirurgicale du nerf médian au niveau du lacertus fibrosus, en comparant les résultats préopératoires, en cours de rééducation kinésithérapique et à la fin de la prise en charge.
Objectifs secondaires : Observer l'évolution de la force de préhension ainsi que chercher à décrire le contenu et la durée de la prise en charge kinésithérapique mise en place après libération du lacertus fibrosus.

Population cible
Patients adultes opérés d'une libération chirurgicale du nerf médian au niveau du lacertus fibrosus à la suite d'un bilan dynervologique, et bénéficiant d'une prise en charge kinésithérapique postopératoire.

Seront inclus les patients majeurs (âgés de 18 ans ou plus) ayant reçu un diagnostic de syndrome du lacertus confirmé par bilan dynervologique, comprenant un examen clinique et/ou une imagerie (IRM/EMG ou échographie). Ces patients devront avoir bénéficié d'une libération chirurgicale du lacertus fibrosus réalisée, et suivre une prise en charge kinésithérapeutique postopératoire d'une durée minimale de six semaines.

Critères d'exclusion/non-inclusion
Seront exclus ou non-inclus les patients ayant bénéficié, lors de la même intervention chirurgicale, d'une libération concomitante d'un autre site de compression nerveuse, tel que le tunnel carpien ou l'arcade du fléchisseur superficiel des doigts, afin d’éviter l’introduction de biais dans l'interprétation des résultats. Seront également exclus les patients atteints d'une pathologie neurologique centrale, comme une sclérose en plaques ou des séquelles d'accident vasculaire cérébral, susceptible d'interférer avec les résultats.

Matériel
Nous utiliserons les questionnaires Brief Pain Inventory-Short Form (questionnaire auto-administré en 9 items évaluant l'intensité douloureuse (4 items) et son retentissement sur les activités quotidiennes (7 items).), EQ-5D-5L (Outil d'évaluation de la qualité de vie explorant cinq dimensions (mobilité, autonomie, activités courantes, douleur/gêne, anxiété/dépression) sur une échelle de 1 à 5, complété par une EVA (échelle visuelle analogique)., EuroQol Foundation), dynamomètre pour la préhension globale.
Enfin nous utiliserons une fiche de recueil des données de rééducation (nombre de séances, techniques employées, délai de reprise des activités).

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Enquête(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Université, école, structure de recherches dans le domaine médicale / épidémiologique / pharmacovigilance

Responsable de traitement 1

Scalbert

Rue Michel Royer 45100 Orléans 45100 Orléans France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Scalbert Victor

Type de responsable de traitement 2

Université, école, structure de recherches dans le domaine médicale / épidémiologique / pharmacovigilance

Responsable de traitement 2

Claude

Rue de la Fontaine de Mié 37540 Saint-Cyr-sur-Loire 37540 Saint-Cyr-sur-Loire France

Localisation du responsable de traitement 2
  Dans l'UE
Le responsable de traitement est également responsable de mise en oeuvre
  Non

Type de responsable de traitement 3

Université, école, structure de recherches dans le domaine médicale / épidémiologique / pharmacovigilance

Responsable de traitement 3

Ferembach

Rue Thérèse et René Planiol 37540 Saint-Cyr-sur-Loire 37540 Saint-Cyr-sur-Loire France

Localisation du responsable de traitement 3
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 3
Benjamin Ferembach

Le responsable de traitement est également responsable de mise en oeuvre
  Non

Calendrier du projet

Date de début : 22/09/2026 – Date de fin : 03/06/2027 Durée de l'étude : 9
Etape 1 : Dépôt du projet
22/09/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Oui

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Dans un projet de recherche, les droits des articles 15 à 20 du RGPD garantissant aux participants un contrôle sur leurs données personnelles. Les chercheurs doivent informer les participants sur le traitement de leurs données (droit d’accès) et leur offrent la possibilité de corriger les informations inexactes (droit de rectification). Si un participant retire son consentement, il peut demander la suppression de ses données (droit à l’effacement), sauf si ces dernières sont encore nécessaires pour la recherche. En cas de désaccord sur l’usage des données, les participants peuvent limiter leur traitement (droit à la limitation). Enfin, si les données sont transférables, les participants peuvent les récupérer et les réutiliser ailleurs (droit à la portabilité). Les chercheurs veillent à respecter ces droits tout en assurant la confidentialité des informations traitées et en laissant leurs coordonnées aux participants.

Délégué à la protection des données

Université d'Orléans

Avenue du Parc Floral 45100 Orléans 45100 Orléans France

dpo@univ-orleans.fr