N° 28954373

Evaluation de la prévalence et de la prise en charge des patients atteints de Connshing dans l’ARC Alpin. – Etude CONNSHING_AA

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Diagnostics
Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Endocrinologie et métabolisme

Bénéfices attendus

Les glandes surrénales sont des glandes hormonales situées au-dessus des reins. Elles sont responsables de la sécrétion de plusieurs hormones dont l’aldostérone (par la zone glomérulée) et le cortisol (par la zone fasciculée). Un adénome surrénalien est une tumeur surrénalienne et est généralement monosécrétant. On parle d’adénome producteur de cortisol en cas de sécrétion de cortisol, qui se traduit cliniquement par un syndrome de Cushing. Les adénomes sécréteurs d’aldostérone sont appelés « Adénomes de Conn ».
Le « Connshing », nommé pour la 1ère fois par Arlt en 2017 mais étudié depuis plus de 40 ans, est une sécrétion simultanée d’aldostérone et de cortisol par un adénome surrénalien.
L’étude menée par Arlt en 2017, multicentrique et prospective sur 174 patients a montré que les patients atteints d'hyperaldostéronisme primaire présentaient une augmentation significative de l'excrétion de cortisol. La plupart des données de la littérature estiment entre 20 et 30% la prévalence de co-sécrétion cortisolique chez les patients atteint d’hyperaldostéronisme primaire, la majorité ayant un syndrome de Cushing subclinique. Le taux de rémission clinique post-surrénalectomie est plus faible dans le Connshing que dans l’hyperaldostéronisme primaire.
Le Connshing augmente la prévalence de l’hypertrophie ventriculaire gauche, du syndrome métabolique, du diabète/pré-diabète, de la fibrose vasculaire, d’insuffisance rénale, d’ostéopénie/ostéoporose avec fractures, d’anxiété/dépression, d’où l’importance de diagnostiquer de ce syndrome.
Les recommandations françaises actuelles, publiées par la SFE / SFHTA / AFCE dans le dernier consensus sur l’HTA en 2016 ne suggèrent pas de dépistage systématique de co-sécrétion de cortisol en cas d’hyperaldostéronisme primaire, sauf si suspicion clinique de Syndrome de Cushing ou découverte d’un incidentalome surrénalien.
Cependant, une production autonome d'aldostérone cliniquement pertinente provient rarement de tumeurs surrénaliennes contenant uniquement des cellules de la zone glomérulée. La recherche d’un Connshing doit donc être envisagé, notamment si la taille de l’adénome est importante, l’adénome de Conn étant généralement de petite taille.
Dans ce contexte, les recommandations internationales mises à jour en août 2025 par l'Endocrine Society recommandent, chez tous les patients avec un hyperaldostéronisme primaire associé à un adénome surrénalien, de réaliser un test de freinage par 1 mg de dexaméthasone pour rechercher une co-sécrétion de cortisol.
Le dépistage systématique de la co-sécrétion de cortisol n’étant pas recommandé et standardisées auparavant, les données des études sur la prévalence du Connshing sont probablement sous-estimées.

Une fois le diagnostic d’hyperaldostéronisme primaire posé, en présence d’un adénome surrénalien et si le traitement envisagé est chirurgical, l’étape suivante est de vérifier par cathétérisme des veines surrénaliennes que la latéralisation de la sécrétion d’aldostérone est concordante avec l’adénome surrénalien vu au scanner. En effet, la prévalence des adénomes surrénaliens augmentant avec l’âge, il est nécessaire de vérifier que c’est bien la surrénale porteuse de l’adénome qui est responsable de la sécrétion d’aldostérone et non la surrénale controlatérale. En effet, il n’est pas rare que finalement, la sécrétion d’aldostérone soit controlatérale à la surrénale porteuse de l’adénome.
Lors du KTVS, le taux d’aldostérone produit par chaque surrénale est normalisée par rapport à la production de cortisol.
Cependant, dans la thèse d’Eléa DUPARC, il a été démontré que lorsqu’il y a une co-sécrétion associée de cortisol notamment lorsque l’adénome est de taille relativement grande, le gradient latéral d’aldostérone normalisé par le cortisol peut être mis en défaut. Ceci montre que dans certains cas, le KTVS normalisé par le cortisol est en fait moins performant que la TDM et souligne l’intérêt de l’ajout du dosage d’adrénaline pour le calcul du gradient latéral et l’identification des candidats à la chirurgie. L’étude étant réalisée à petite échelle, les résultats sont difficilement interprétables, des études complémentaires d’évaluation diagnostic de la latéralisation par adrénaline sont donc nécessaires.
D’autre part, concernant le syndrome de Cushing associé à un nodule surrénalien au scanner, les recommandations sont claires, nous opérons du côté du nodule, sans KTVS, ce nodule étant considéré comme la cause de l’hypersécrétion.
La littérature est riche d’études sur l’hyperaldostéronisme primaire et le Syndrome de Cushing séparément, mais les données manquent pour l’intérêt du KTVS en cas de double sécrétion de cortisol et d’aldostérone. La sous-estimation probable des cas de Connshing pose également la question de l’interprétabilité des KTVS dans les études déjà publiées et qui n’ont pas recherché la double sécrétion puisque cela n’était jusque-là pas recommandé.
Le CHU Grenoble Alpes était, jusqu’à l’an dernier, le seul établissement à réaliser les KTVS et recevait donc l’ensemble des patients de l’Arc Alpin qui nécessitaient cet examen. Depuis l’an dernier, le CHANGE réalise également cet examen, d’où la proposition de collaboration pour le recueil des données.

Notre étude vise donc à :
- Evaluer de façon rétrospective et prospective la prévalence du Connshing chez les patients adressés au CHUGA (et au CHANGE pour la partie prospective) pour un KTVS.
- Evaluer le pourcentage de patients ayant effectivement bénéficié d’une recherche de co-sécrétion de cortisol et d’aldostérone
- Etudier la concordance de latéralisation du KTVS avec le scanner
- Apprécier l’efficacité de la latéralisation par les catécholamines
- Evaluer l’efficacité d’une intervention chirurgicale sur les deux types de sécrétion.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Réponses aux objectifs de l’étude

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU Grenoble Alpes

Boulevard de la Chantourne 38700 La Tronche 38043 Grenoble Cedex 9 France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes

Boulevard de la Chantourne 38700 La Tronche 38043 Grenoble Cedex 9 France

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 2

CH Annecy-Genevois

Avenue de l’Hôpital 74330 Epagny Metz-Tessy 74330 EPAGNY-METZ-TESSY France

Calendrier du projet

Date de début : 26/01/2026 – Date de fin : 31/07/2027 Durée de l'étude : 20
Etape 1 : Dépôt du projet
26/01/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

CHU Grenoble Alpes

Boulevard de la Chantourne 38700 La Tronche 38043 Grenoble Cedex 9 France

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Lettre d’information mentionnant les droits des articles 15 à 20 du RGPD et comment ceux-ci s’appliquent.

Délégué à la protection des données

CHU Grenoble Alpes

Boulevard de la Chantourne 38700 La Tronche 38043 Grenoble Cedex 9 France

protection-donnees@chu-grenoble.fr