Évaluation de la récupération de la force, du saut et de la stabilité du genou après une opération du ligament croisé antérieur
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est l'une des interventions les plus fréquentes chez les sportifs. Des déficits neuromusculaires et fonctionnels persistent fréquemment plusieurs mois après l'intervention et sont associés à une récupération incomplète, à un retour au sport dégradé et à un risque accru de nouvelle lésion. Les décisions de progression et de retour au sport reposent encore largement sur des indices de symétrie de force, dont les limites sont documentées.
Ce projet exploite de manière rétrospective des données cliniques et biomécaniques déjà recueillies en pratique courante sur un plateau technique de rééducation du sport, chez des patients opérés du LCA évalués à 4, 6 et 9 mois postopératoires et chez des sujets sains appariés. Il combine cinq modalités d'évaluation complémentaires : dynamométrie isocinétique, tests de saut sur plateformes de force (squat jump, countermovement jump, countermovement jump unipodal, drop jump), mesure de la relation charge-vitesse (Velocity-Based Training), profil force-vitesse en saut et en sprint, et laximétrie instrumentale du genou (GNRB®).
La population d'étude comprend 80 participants : 40 patients adultes (18-45 ans) opérés d'une première reconstruction du LCA par autogreffe et 40 sujets sains appariés sur l'âge, le sexe, le niveau d'activité et le type de sport. Les analyses comparent les deux groupes et décrivent l'évolution des paramètres au cours de la rééducation, à l'aide de modèles à mesures répétées.
Les résultats attendus doivent améliorer l'objectivation des déficits résiduels, éclairer le choix et la hiérarchisation des tests utilisés lors des bilans de retour au sport, et contribuer à des pratiques de rééducation fondées sur les preuves. Le projet participe ainsi à l'amélioration de la qualité des soins et à la production de connaissances utiles aux professionnels de santé prenant en charge cette population. Aucun acte n'est ajouté à la pratique courante et le parcours de soins n'est pas modifié.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Le mois et l'année de naissance sont nécessaires au calcul de l'âge au moment de l'évaluation, variable indispensable à l'interprétation des paramètres de force et de saut et à l'appariement des sujets témoins. Les dates de soins (date d'intervention et date de chaque bilan) sont indispensables au calcul du délai postopératoire, qui constitue la variable structurante de l'étude puisque les analyses portent sur trois temps de suivi (4, 6 et 9 mois).
Les données de santé (antécédents, type d'intervention et de greffe, paramètres fonctionnels issus des tests) et les données biométriques (taille, poids) sont indispensables à l'objectivation de la récupération fonctionnelle : les paramètres biomécaniques ne peuvent être interprétés qu'après normalisation par les caractéristiques individuelles du sujet. Aucune donnée directement identifiante ne figure dans le fichier d'analyse ; la date de naissance complète n'est pas utilisée.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les personnes concernées reçoivent une lettre d'information individuelle décrivant l'objectif de la recherche, les données utilisées, la durée de conservation et leurs droits. Leur non-opposition est recueillie et tracée au moyen d'un formulaire conservé dans leur dossier. Les données des personnes s'étant opposées ne sont ni extraites ni analysées.
Conformément aux articles 15 à 21 du RGPD, les personnes concernées disposent :
• d'un droit d'accès à leurs données personnelles (article 15) ;
• d'un droit de rectification des données inexactes ou incomplètes (article 16) ;
• d'un droit à l'effacement dans les cas prévus par le RGPD (article 17) ;
• d'un droit à la limitation du traitement (article 18) ;
• d'un droit à la portabilité, si applicable (article 20) ;
• d'un droit d'opposition, exerçable à tout moment et sans justification (article 21).
Ces droits peuvent être exercés à tout moment auprès du responsable de traitement identifié dans la lettre d'information, par courrier ou par courriel. Les données utilisées étant pseudonymisées, seul le responsable de traitement peut rétablir le lien avec l'identité de la personne concernée, ce qui garantit la confidentialité ; toute demande d'accès ou de rectification transite donc par ce professionnel de santé. Les personnes peuvent également introduire une réclamation auprès de la CNIL.