N° 33250261

Évaluation des connaissances sur les violences sexuelles et sexistes sur le lieu de travail et leurs répercussions sur le bien-être et la qualité de vie au travail, parmi les agents hospitaliers des CHU de Nîmes et de Montpellier

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Politiques publiques de santé
Prise en charge des patients
Prévention et traitement

Domaines médicaux investigués

Médecine du travail

Bénéfices attendus

Ces dernières années, la médiatisation de plus en plus fréquente des violences sexistes et sexuelles (VSS) au sein de notre société a permis une forme de prise de conscience à ce sujet.
Selon le cadre légal, les violences sexistes et sexuelles se rapportent à l’ensemble des situations dans lesquelles une personne impose à autrui un ou des comportement(s) et/ou un ou des propos à caractère sexuel.
Cependant, malgré l’engouement médiatique sur le sujet, le rapport 2023 sur l’état du sexisme en France réitère le constat que les VSS perdurent, et que ses manifestations les plus violentes s’aggravent. (1)
Certains domaines, notamment dans la sphère du travail, où se jouent des relations d’autorité, sont des terrains propices à engendrer ce type de violences.
Ainsi, dans le monde du travail en France, 32% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel (2).
Le milieu hospitalier, comptant pourtant environ 70% de personnel féminin, n’est pas épargné par le « sexisme d’atmosphère », souvent considéré comme faisant partie intégrante de l’esprit hospitalier (3). Les soignants, en particulier les femmes, sont régulièrement confrontés aux VSS dans leur environnement professionnel (harcèlement sexuel, agressions verbales ou physiques, comportements inappropriés de collègues, supérieurs, patients ou accompagnants). Il est ainsi constaté au cours de l’enquête IPSOS 2024 que 39% des femmes médecins ont déjà été victimes d’agressions sexistes et sexuelles. (4)
L’exposition aux VSS peut engendrer un stress chronique, un épuisement professionnel (burn-out), de l’anxiété, des troubles du sommeil et une perte de motivation, affectant directement la qualité des soins prodigués aux patients. De plus, un climat de travail marqué par des VSS nuit à la cohésion d’équipe et peut détériorer la communication et l’efficacité au sein des services hospitaliers. (5)
Malgré cet impact majeur sur la santé mentale et le bien-être des soignants, ces violences sont souvent minimisées ou non signalées. De nombreux professionnels n’osent pas signaler les violences par peur des représailles, d’un impact négatif sur leur carrière ou d’un manque de soutien institutionnel. Une meilleure sensibilisation peut aider à briser cette omerta et culture du silence.(6)
En 2024, une étude réalisée sur l’ensemble du personnel du CHU de Caen sur les VSS retrouve une exposition de 23,5% du personnel à des violences verbales sexistes ou sexuelles, et 9% sont victimes de harcèlement sexuel. (7).
La même année, au sein du CHU de Montpellier, les travaux de Z.Guenoun estiment cette fois-ci une prévalence des VSS chez les agents du CHU de 57,8%, soit presque le double par rapport aux VSS dans le monde du travail en France, tous domaines confondus. (8) Toutefois cette étude comporte un faible taux de participation (5%), et est restreinte au site de Montpellier. Il n’a pas non plus été évalué l’état des connaissances du personnel sur le sujet.
Dans la plupart des études d’incidence sur le sujet, les réponses dépendent de la capacité de la personne à reconnaitre ces violences, pouvant ainsi entrainer une sous-estimation de la prévalence. Dans une étude menée par Line Zou Al Guyna et al, sur les étudiants en médecine en Ile de France, il est ainsi constaté que seulement une faible proportion d’étudiants reconnait le caractère illégal de ces situations de violences insidieuses. (9)
Beaucoup de soignants ne connaissent pas précisément ce qui relève des VSS ni les recours possibles (définitions légales, procédures de signalement, dispositifs d’accompagnement).
Une nouvelle enquête permettrait d’identifier ces lacunes et d’adapter les formations en conséquence.
De plus l’hôpital, a l’obligation de garantir un environnement de travail sûr et respectueux, conformément aux lois contre le harcèlement et les discriminations. Une enquête pourrait aider à évaluer si ces obligations sont effectivement respectées.
Il serait donc intéressant d’évaluer l’état des connaissances des agents du CHU sur les violences sexuelles et sexistes, afin d’identifier si un manque de connaissance pourrait être à l’origine d’une forte prévalence. En identifiant les besoins en formation et les points de vigilance, l’enquête pourrait être un point de départ pour la mise en place de protocoles de prévention, de formations et de dispositifs de soutien adaptés.
De plus, élargir l’étude de la fréquence d’exposition aux deux CHU de Montpellier et Nîmes permettrait d’avoir une évaluation plus précise de ce problème sur deux sites et un meilleur taux de participation.

Objectif Principal : Évaluer l‘état des connaissances des agents hospitaliers des CHU de Montpellier et Nîmes sur les violences sexistes et sexuelles au travail.

Objectifs Secondaires : Évaluer la répercussion des VSS sur le bien-être et la qualité de vie au travail des agents hospitaliers des CHU de Montpellier et Nîmes.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux conditions sociales, environnementales, aux habitudes de vie et au contexte socio-économique des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Enquête(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 22/10/2025 – Date de fin : 21/04/2027 Durée de l'étude : 18
Etape 1 : Dépôt du projet
20/08/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr