Évaluation des récidives de carcinome mammaire après mastectomie avec conservation de la plaque aréolo mamelonnaire et reconstruction immédiate par prothèse - CARE-NAC (CAncer REcurrence after Nipple Areola Complex preservation)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La reconstruction mammaire après un cancer du sein est aujourd’hui une étape importante du parcours de soins. En France, la technique la plus utilisée repose sur la pose de prothèses, qui concerne plus de 50% des Reconstruction Mammaire Immédiate (RMI). Cette reconstruction, souvent réalisée juste après l’ablation du sein (mastectomie), améliore significativement la qualité de vie des patientes, notamment sur les plans psychologique, social, physique et en termes d’image corporelle.
Parmi les techniques disponibles, certaines permettent de conserver l’enveloppe cutanée du sein, voire le mamelon et l’aréole (reconstruction dite « nipple-sparing »). Cette approche offre généralement un résultat esthétique plus naturel et facilite la reconstruction. Toutefois, elle n’est pas possible dans toutes les situations, notamment en cas de maladie de Paget du mamelon, d’écoulement mamelonnaire ou d’infiltration clinique ou radiologique de la Plaque Aréolo-Mammelonnaire (PAM).
Les recommandations françaises récentes ont élargi les situations dans lesquelles cette conservation est possible, mais elles reposent encore en partie sur des avis d’experts. En effet, les données scientifiques restent limitées et les études existantes sont hétérogènes, ce qui ne permet pas de conclure clairement sur le risque de récidive du cancer.
Dans ce contexte, une nouvelle étude rétrospective menée au Centre François Baclesse (CFB) vise à évaluer plus précisément le risque de récidive locale chez des patientes ayant bénéficié d’une mastectomie avec RMI par prothèse, en conditions de pratique courante.
L'objectif principal de cette étude est de comparer le taux de récidive locale à deux ans entre les groupes NSM et SSM ((nipple-sparing mastectomy, NSM vs skin-sparing mastectomy, SSM) dans une cohorte de patientes atteintes d’un cancer du sein ayant bénéficié d’une mastectomie totale avec RMI par prothèse pré pectorale.
Les objectifs secondaires sont :
Evaluation du taux de récidive locale à 1 an et à 5 ans
Identification des facteurs de risque de récidive locale à deux ans
Évaluation des caractéristiques de la récidive locale (localisation par rapport à la lésion initiale/ par rapport à PAM, histologie)
Évaluation du taux d’analyse de la zone rétromamelonnaire (biopsie ou fil repère), le taux d’envahissement et le taux de reprise pour exérèse secondaire de la PAM
Analyse du choix de la conservation de la PAM (carcinologique, esthétique, choix de la patiente)
Évaluation des complications post-opératoires à 3 mois (90 jours) dans le groupe NSM
Évaluation des taux de survie globale
Évaluation des taux de survie sans récidive (locorégionale et à distance), analyse en sous-groupe sur suivi (les premières inclusions 2020 donc en 2026 on aura 6 ans)
Évaluation des taux de survie à 1an, 2 ans et 5 ans en sous-groupe de patientes prise en charge pour du CCIS isolé
Cette recherche non interventionnelle s’appuie sur des données cliniques et biologiques existantes, collectées de manière standardisée. Les chercheurs analyseront le taux de récidive locale à deux ans entre les groupes NSM et SSM en utilisant des modèles statistiques pour identifier des différences significatives tout en tenant compte des autres caractéristiques des patientes.
La population d'étude concerne des patientes majeures ayant bénéficié au CFB d’une mastectomie avec reconstruction mammaire immédiate par prothèse pré pectorale pour un carcinome mammaire entre 2020 et 2024
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Année et mois de naissance : Ces données permettent de calculer l’âge précis des patients, essentiel pour vérifier leur éligibilité selon les critères d’inclusion. Elles facilitent également une réidentification sécurisée des patients si nécessaire, notamment pour recueillir ou vérifier des données.
Date de soins : Les dates précises des soins sont indispensables pour valider l’inclusion des patients en fonction des périodes ciblées par l’étude. Elles servent aussi au calcul rigoureux des durées de survie et des délais entre les événements cliniques majeurs.
Date de décès : Cette information est cruciale pour calculer la survie globale, un indicateur clé dans l’analyse des résultats.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
20
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Dans le respect de la réglementation en vigueur applicable au traitement de données à caractère personnel, en particulier le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen (RGPD), ainsi que la loi Informatique et Libertés, les patients disposent des droits suivants :
- accès aux données,
- rectification des données erronées,
- effacement des données en cas de traitement illicite,
- transmission des données (portabilité) recueillies par l’établissement, - limitation du traitement des données,
- opposition aux traitements des données,
- opposition à la transmission des données couvertes par le secret professionnel susceptibles d’être utilisées dans le cadre d’une recherche.
Les patients disposent à tout moment d’un droit d’opposition à la réutilisation de leurs données, sans avoir à justifier leur refus. Pour exercer l’un de ces droits, ils peuvent contacter le Délégué à la Protection des Données (DPO) du Centre François Baclesse, par mail : dpo@baclesse.unicancer.fr, ou par courrier : Centre François Baclesse, A l’attention du Délégué à la Protection des Données, BP 45026, 14076 Caen Cedex 05. Les traitements de données sont effectués sous le contrôle de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL), qui peut être contactée par les patients à l’adresse suivante : Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, 3 Place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 PARIS CEDEX 07. Toute violation des droits peut également être notifiée à la CNIL sur la plateforme internet dédiée : Notification (cnil.fr)