N° 25975389

Partager

Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Information sur la santé ainsi que sur l'offre de soins
Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Gastro-entérologie et hépatologie

Bénéfices attendus

Les tumeurs primitives ou secondaires du foie représentent un problème de santé publique significatif dans le monde avec une incidence croissante en particulier dans les pays industrialisés comme la France où environ 8000 résections du foie (hépatectomies) sont réalisées chaque année. La chirurgie hépatique associée à une chimiothérapie péri-opératoire est le seul traitement curatif de la majorité des tumeurs hépatiques malignes.
Une des complications majeures des hépatectomies est l'insuffisance hépatocellulaire postopératoire induite par la résection d'un volume conséquent de parenchyme hépatique, que la régénération hépatique n'arrive pas à comparer. Comme il n'existe pas de système artificiel pour suppléer à la fonction hépatique, cette insuffisance peut conduire au décès postopératoire.
La chirurgie hépatique a fait d'importants progrès en termes d'efficacité et de diminution des complications (morbidité) grâce à une meilleure compréhension de la régénération hépatique, cette capacité du foie à restaurer son volume et sa fonction après la perte d'une partie de son parenchyme par résection chirurgicale. Cette qualité du foie prévient la survenue d'une insuffisance fonctionnelle hépatique potentiellement mortelle en postopératoire.
Un des activateurs de la régénération hépatique est la sérotonine transportée par les plaquettes sanguines. Les plaquettes sont incapables de produire elles-mêmes la sérotonine, elles l'absorbent par un phénomène actif, qui est lui-même inhibé par les traitements antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et de la noradrénaline (IRSN).
Or, dans les pays industrialisés comme la France, 10 à 20% de la population générale est traitée par antidépresseurs de la famille des ISRS/IRSN. Ces molécules réduisent de façon très importante le transport jusqu'au foie de la sérotonine, inhibant ainsi les capacités de régénération du foie. Des travaux de recherche translationnelle récents ont mis en évidence un potentiel impact de la prise de ces antidépresseurs sur le risque de complications après chirurgie hépatique, plus particulièrement sur la survenue d'une insuffisance hépatocellulaire postopératoire. Pourtant, des données de pharmacovigilance issues de larges cohortes de patients traités par antidépresseurs avant une chirurgie hépatique n'existent pas.
L'insuffisance hépatique après hépatectomie a une incidence rapportée dans la littérature de 5 à 10%. A côté du risque potentiellement vital pour les patients, elle représente une charge et des coûts de santé publique considérables. C'est donc l'association des conséquences de l'insuffisance hépatique après hépatectomie et de la fréquence élevée d'utilisation de ce type d'antidépresseurs qui nous a motivé à développer cette recherche pharmaco-épidémiologique à grande échelle.
L'étude SEROTOMIC est une étude à visée pharmaco-épidémiologique utilisant une cohorte national multicentrique française, basée sur l'analyse rétrospective des données du Système National des Données de Santé (SNDS).
Cette étude a comme objectif principal d'évaluer si l'exposition à un ISRS/IRSN avant une chirurgie hépatique est associée à une augmentation du risque d'insuffisance hépatocellulaire postopératoire.
Les objectifs secondaires sont d'évaluer l'association entre l'exposition à un ISRS/IRSN avant une chirurgie hépatique et :
‐ la mortalité postopératoire,
‐ la durée totale du séjour hospitalier pour la chirurgie hépatique et le nombre de jours en soins intensifs pendant ce séjour hospitalier.

Données utilisées

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Portail de la CNAM

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

INSERM

Responsable de traitement 1

INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE

101 Rue de Tolbiac 75013 Paris 75013 PARIS FRANCE

Représentant du responsable de traitement 1
Le responsable de traitement est également responsable de mise en oeuvre
  Non

Calendrier du projet

Date de début : 03/01/2022 – Date de fin : 31/12/2025 Durée de l'étude : 48
Etape 1 : Dépôt du projet
27/08/2025

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Accès permanent

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

3

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Délégué à la protection des données

Inserm

101 Rue de Tolbiac 75013 Paris 75013 LYON France

dpo@inserm.fr