N° 29929037

Inhibiteurs de SGLT2 en France : épidémiologie des comédications avec les diurétiques et de leurs conséquences (DDI-GLIFLO)

Partager

Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Médecine générale
Gastro-entérologie et hépatologie

Bénéfices attendus

Les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2), ou gliflozines, sont désormais largement utilisés dans plusieurs pathologies fréquentes telles que le diabète de type 2, l’insuffisance cardiaque et la maladie rénale chronique. Leur utilisation croissante en pratique clinique conduit fréquemment à leur association avec des diurétiques, traitements également très répandus dans ces populations. Cette co-prescription pourrait majorer certains risques d’événements indésirables, notamment liés à la déshydratation ou aux troubles hydro-électrolytiques. Pourtant, les données en vie réelle concernant la fréquence de ces associations médicamenteuses et leurs conséquences cliniques restent limitées. Dans ce contexte, ce projet vise à mieux caractériser ces pratiques et leurs impacts afin d’améliorer la sécurité d’utilisation de ces traitements et d’éclairer les recommandations de prise en charge.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer si la co-exposition aux gliflozines et aux diurétiques est associée à un risque accru d’hospitalisation pour certains événements indésirables potentiels (acidocétose, insuffisance rénale aiguë, hypotension ou fractures), comparativement à l’exposition à une seule de ces classes thérapeutiques. Les objectifs secondaires sont d’estimer la prévalence et l’évolution de la co-prescription en France, d’analyser les modalités de surveillance clinique et biologique lors de l’initiation des traitements, d’étudier les modifications de doses de diurétiques après introduction d’une gliflozine et d’évaluer la persistance au traitement.

L’étude reposera sur une approche de pharmaco-épidémiologie utilisant les données du Système National des Données de Santé (SNDS). Les expositions médicamenteuses seront identifiées à partir des délivrances en pharmacie de ville et les événements d’intérêt à partir des hospitalisations codées dans le PMSI. Les analyses incluront des modèles de survie de type Cox avec expositions dépendantes du temps, complétés par des méthodes de contrôle des facteurs de confusion, notamment des scores de propension et des analyses de sensibilité par schémas autocontrôlés.

La population d’étude comprendra les adultes affiliés à l’Assurance maladie en France ayant reçu au moins une délivrance de gliflozine et/ou de diurétique entre 2018 et la dernière année disponible dans le SNDS, avec au moins deux années d’historique de données. Les personnes de moins de 18 ans et les résidents d’établissements disposant d’une pharmacie à usage intérieur seront exclus.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations relatives aux bénéficiaires de soins et de prestations médico-sociales

Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)

Délivrances médicamenteuses et hospitalisations

Composante(s) de la base principale du SNDS mobilisée(s)

DCIR
PMSI
Causes médicales de décès

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Ces données sont nécessaires pour reconstituer les périodes d'exposition médicamenteuse des patients

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Oui

Justification de l'utilisation du numéro d'identification des professionnels de santé

Ces données sont nécessaires pour évaluer la surveillance clinique et/ou biologique (consultation avec le médecin prescripteur ou le médecin traitant dans les 15 jours )

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Portail de la CNAM

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

INSERM

Responsable de traitement 1

INSERM

160 Rue de Vaugirard 75015 Paris 75015 paris france

Représentant du responsable de traitement 1
Le responsable de traitement est également responsable de mise en oeuvre
  Non

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

Institut Pierre Louis d'Épidémiologie et de Santé Publique (iPLesp, UMR-S 1136)

27 Rue Chaligny 75012 Paris 75012 paris

Calendrier du projet

Date de début : 30/11/2025 – Date de fin : 30/11/2028 Durée de l'étude : 36
Etape 1 : Dépôt du projet
12/03/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Accès permanent

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

3

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(g) motif d’intérêt public important, sur la base du droit de l’Union ou du droit d’un Etat membre

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Délégué à la protection des données

INSERM

160 Rue de Vaugirard 75015 Paris 75015 paris France