N° 28155310

Le séquençage peu profond dans les pertes de grossesse.

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Diagnostics
Compréhension des maladies

Domaines médicaux investigués

Gynécologie obstétrique

Bénéfices attendus

Malgré les avancées technologiques récentes, un nombre inacceptable de pertes de grossesse reste inexpliqué. Au vu des avancées récentes dans le domaine du séquençage du génome entier, il devient essentiel de lever les obstacles techniques qui limitent encore l’accès à des informations diagnostiques précises. Ces progrès doivent permettre aux couples d’obtenir les réponses nécessaires pour comprendre les causes de leur perte de grossesse.
En démontrant que les résultats de détection des variations du nombre de copies (CNV) sont comparables entre l'analyse chromosomique sur puce à ADN (ACPA) et le séquençage peu profond du génome entier (sWGS), nous visons à exploiter la technique sWGS pour obtenir des informations génétiques fiables et fournir des réponses plus claires aux couples concernant l'étiologie de leur perte de grossesse. Le sWGS est une approche rapide et économique qui offre une vue d'ensemble complète du paysage génomique. Cette technique fournit une approximation des profils d’ACPA, avec l'avantage de délais plus courts, de coûts réduits et de compatibilité avec des échantillons dégradés ou FFPE. Cela permettra à son tour une prise en charge clinique plus adaptée pour les grossesses futures, évitant par exemple des traitements inutiles et des bilans redondants de pertes de grossesse répétées.
De plus, le sWGS appliqué à l'ADN des villosités offre l'avantage unique de détecter le mosaïcisme confiné au placenta, une anomalie qui peut rester non détectée si le tissu placentaire n'est pas spécifiquement analysé.
En outre, si l'efficacité de cette technique est démontrée, nous pourrions analyser rétrospectivement des blocs FFPE archivés dans les cas de pertes de grossesse répétées ou, si nécessaire, dans les cas présentant des antécédents familiaux évocateurs de CNV sous-jacentes.
Par ailleurs, le sWGS peut détecter des anomalies chromosomiques qui peuvent passer inapercues avec la technique d’ACPA standard, telles que la triploïdie. Le sWGS repose sur le comptage des lectures de séquençage réparties sur l'ensemble du génome. Chaque fragment d'ADN est séquencé, et le nombre de lectures alignées par région est proportionnel à la quantité d'ADN présente. Dans la triploïdie (3n), le contenu génomique total est 1,5 fois supérieur à la normale (trois copies au lieu de deux). Après normalisation bio-informatique, cela se traduit par une augmentation globale et uniforme du signal de couverture à travers le génome. Ainsi, le sWGS peut révéler une élévation systématique du signal, indicative de polyploïdie (par exemple, triploïdie, tétraploïdie), à condition que les données soient correctement calibrées.
Enfin, ces résultats peuvent être corrélés avec l'analyse histologique pour mieux guider les examens futurs. En ciblant des lésions spécifiques (par exemple, des villosités dystrophiques), nous pourrons sélectionner de manière ciblée les échantillons à tester, améliorant ainsi la précision diagnostique.

Pour répondre à l'objectif, tous les produits de fausse couche, ainsi que les placentas issus de morts fœtales ou d’interruptions médicales de grossesse, ayant bénéficié d’une analyse par ACPA (analyse chromosomique sur puce à ADN) dans le cadre d’une prise en charge en génétique médicale au CHU de Toulouse, et dont les échantillons ont été simultanément envoyés au laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques pour analyse complémentaire, sont inclus dans cette étude.
Tous ces échantillons présentant des résultats anormaux seront simultanément analysés par séquençage peu profond du génome entier (sWGS) afin d'évaluer si les CNV détectées sont également identifiées par cette technique.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU de Toulouse Direction de la Recherche et de l'Innovation

2 Rue Viguerie 31300 Toulouse 31300 Toulouse France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Jean-François LEFEBVRE

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU Toulouse Direction de la recherche et de l'Innovation

2 Rue Viguerie 31300 Toulouse 31300 Toulouse France

Calendrier du projet

Date de début : 01/12/2025 – Date de fin : 01/12/2026 Durée de l'étude : 12
Etape 1 : Dépôt du projet
16/12/2025

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

CHU Toulouse

2 Rue Viguerie 31300 Toulouse 31300 Toulouse France

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(j) archives, recherche scientifique ou historique, ou statistiques

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

L'ensemble des droits des personnes répondant aux exigences de l'article 14 du RGPD
sont listés dans la notice d'information remise aux personnes dont les données seront
traitées.
Il y est également détaillé comment appliquer ces droits au prêt du DPO du responsable
de traitement et/ou de la CNIL. L'ensemble des coordonnées nécessaires est spécifié dans
la notice d'information.

Délégué à la protection des données

CHU de Toulouse

2 Rue Viguerie 31300 Toulouse 31300 Toulouse France

dpo@chu-toulouse.fr