Les causes externes de décès des enfants en Guyane française. Etude descriptive rétrospective 2007-2024 des décès accidentels d’enfants de 1 mois à 15 ans en Guyane française (AcciDC)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Contexte :
On observe ces dernières années une inflexion négative de la mortalité infantile : alors que pendant des décennies elle diminuait, elle stagne désormais, voire augmente légèrement ces dernières années en France.
Or la mortalité infantile est l’un des indicateurs les plus souvent utilisés pour évaluer le niveau de développement d’un pays.
La mortalité pédiatrique est une problématique assez peu étudiée dans son ensemble (toutes causes et âges variés) : on trouve beaucoup d’articles en France et dans le monde décrivant et analysant la mortalité infantile mais très peu concernant la mortalité pédiatrique jusqu’à 15 ans. Or une certaine proportion de cette mortalité, notamment accidentelle, peut être considérée comme évitable et identifier les facteurs de risques donnerait des clés pour diminuer la mortalité pédiatrique et cibler des leviers de préventions.
En 2023, chez les enfants de moins de 1 an, le taux de mortalité s’élève à 397,6 pour 100 000 enfants, et à 10,8 pour 100 000 chez les enfants âgés de 1 à 14 ans (DREES).
D’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France de mars 2025, chez les enfants de 1-14 ans, la première cause de décès est due à des causes externes (29,7%), et cette proportion est en légère hausse par rapport à 2022 (26,7%).
La population pédiatrique de Guyane Française diffère grandement des autres départements d’Outre-Mer et de l‘Hexagone. Les enfants de moins de 15 ans représentent 31.9% de la population Guyanaise en 2022 alors que cette même année ils ne représentaient en Hexagone que 18% de la population. La Guyane est le département français avec le plus fort taux de mortalité infantile (9,7 ‰). Un premier travail mené entre 2007 et 2016 retrouvait 32.9% de causes de décès accidentels chez les enfants de 1 mois à 15 ans dont la première cause était la noyade. Il n’y a pas eu d’études sur le sujet depuis 2016 en Guyane et aucune étude sur les facteurs de risques retrouvés liés à ces décès dans la population pédiatrique.
Le système de soins dans le département Guyanais est spécifique : lié à la multiculturalité, son accessibilité, sa géographie, ses pathologies endémiques et épidémiques, le fait que la prise en charge pédiatrique en Guyane soit principalement réalisée par les médecins généralistes. Identifier les causes et les facteurs de risques des décès externes ainsi que leur évolution au cours du temps permettra aux médecins d’améliorer la prise en charge initiale. Cela permettra également de cibler des messages de prévention aux familles adaptés au département.
Objectif principal :
Décrire les caractéristiques sociodémographiques et les causes de décès externes des enfants de 1 mois à 15 ans survenus en Guyane de 2007 à 2024.
Objectifs secondaires :
- Décrire les facteurs de risques identifiés des causes de décès externes dans notre population de 2007 à 2024
- Analyser l’évolution des causes de décès externes en Guyane entre 2007 et 2024
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Le recueil de ces données permettra:
- d'identifier les personnes à inclure dans l'étude
- de répondre aux objectifs principaux et secondaire de la recherche
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Information des participants à l’étude
Les données d’un patient décédé appartiennent à l’établissement hospitalier, une information auprès de la famille n’est pas nécessaire.
En revanche, si le patient de son vivant (ou son représentant légal) à fait clairement mention à l’opposition à la réutilisation des données médicales dans le cadre de la recherche, celui-ci ne pourra être inclus dans l’étude. Cette mention éventuelle devra donc être recherchée dans les dossiers médicaux
Anonymisation
Chaque participant sera identifié par un identifiant unique.
Confidentialité des données :
Conformément aux dispositions législatives en vigueur, les personnes ayant un accès direct aux données sources prendront toutes les précautions nécessaires en vue d'assurer la confidentialité des informations relatives aux recherches, aux personnes qui s'y prêtent et notamment leur identité. Ces personnes sont soumises au secret professionnel. Pendant la recherche ou à son issue, les données recueillies sur les personnes transmises au gestionnaire seront codifiées. Elles ne doivent en aucun cas faire apparaître en clair les noms des personnes concernées ni leur adresse.
Conformité aux textes de référence :
Le gestionnaire et la(les) personne(s) qui dirige(nt) et surveille(nt) la recherche s’engagent à ce que cette recherche soit réalisée en conformité avec la déclaration d’Helsinki (qui peut être retrouvée dans sa version intégrale sur le site http://www.wma.net/en/30publications/10policies/b3/).
Les données enregistrées à l’occasion de cette recherche font l’objet d’un traitement informatisé au CH de Cayenne conformément aux dispositions de la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés modifiée par la loi n° 2018-493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles) et au règlement général sur la protection des données (règlement UE 2016/679). Cette recherche entre dans le cadre de la « Méthodologie de référence » (MR-004). Le CHC a signé un engagement de conformité à cette « Méthodologie de référence ». La base légale est celle de la mission d’intérêt public