Méthode mixte dans le pied bot varus équin : résultats (EXPOSE)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Introduction
Le pied bot varus équin idiopathique est une des malformations musculo-squelettiques congénitales les plus fréquentes car elle touche une à quatre naissances sur 1000. La malformation est bilatérale dans 50% des cas (1) et touche davantage les garçons (70%).
Son étiologie serait multifactorielle et reste à ce jour mal comprise (2). Sa sévérité est variable, elle est décrite selon le score de Dimeglio-Bensahel sur 20 (3).
La chirurgie de grande libération extensive (libération postérieure et médiale), autrefois largement pratiquée, donne de mauvais résultats à long terme et est maintenant réservée aux échecs du traitement orthopédique ou aux récidives après un traitement chirurgical moins lourd.
Actuellement, le traitement de cette affection est devenu avant tout orthopédique. La prise en charge débute dès les premiers jours de vie. La méthode la plus répandue depuis les années 1990 est la méthode de Ponseti. Elle ne comporte pas de rééducation. Elle consiste en une réduction progressive du pied dans des plâtres cruro-pédieux hebdomadaires successifs pendant 2 à 3 mois avec la réalisation systématique d'une ténotomie du tendon d'Achille (allongement chirurgical percutané) avant la réalisation du dernier platre (4). Les pieds sont ensuite immobilisés dans des attelles jour et nuit jusqu'à l'âge de la marche, puis uniquement la nuit jusqu'à l'âge de 4 ans en moyenne. Les résultats de cette méthode sont actuellement considérés comme bons avec un taux de recours à une chirurgie extensive variable, allant de 6 à 25% dans la littérature.
D'autres gestes chirurgicaux moins lourds dits "à la carte" avec peu de cicatrices se sont aussi développés en complément du traitement orthopédique comme alternative aux grandes libérations, et sont réalisés en général après l'âge de la marche (Seringe 1999 EMC) :
- Libération des parties molles avec des cicatrices plus réduites ("temps postérieur")
- Transfert du tibial antérieur
- Ostéotomie du cuboïde, du calcanéum ou ostéotomie de dérotation tibiale
En parallèle du développement de la méthode de Ponseti, des méthodes dites "fonctionnelles" utilisant des assouplissements par un kinésithérapeute plusieurs fois par semaine sont apparues. Montpellier a fait partie des promoteurs d'une méthode mixte associant des manipulations du pied bien codifiées par un kinésithérapeute, associées à des attelles en résine suro-pédieuses (5).
Le but étant, comme dans la méthode de Ponseti, d'obtenir un pied réduit à l'âge de la marche, avec une marche plantigrade, sans douleurs, et un port de chaussures normales, en évitant au maximum le recours aux chirurgies de grande libération.
Le dernier état des lieux de cette méthode remonte à 1999, avec un taux de 38% d'interventions chirurgicales. Depuis une vingtaine d'années, nos pratiques ont évolué au fil des années (recours à la ténotomie du tendon d'Achille si besoin, développement des indications chirurgicales "à la carte" limitant les cicatrices) et le recours aux grandes libérations est devenu exceptionnel. Nous souhaitons réactualiser les résultats de la méthode montpelliéraine de prise en charge du pied bot idiopathique.
Objectif principal
Evaluer les résultats sur une période 20 ans de la méthode mixte de traitement du pied bot varus équin par l'évaluation du taux de pieds bots ayant bénéficié d'une chirurgie extensive après l'âge de la marche.
Objectif(s) secondaire(s)
L'un des objectifs secondaires sera d'évaluer la sévérité des pieds bots pris en charge selon le score de Dimeglio-Bensahel.
Les autres objectifs secondaires seront d'évaluer les résultats sur une période de 20 ans de la méthode mixte appliquée au traitement du pied bot varus équin par l'évaluation de l'évolution :
- Du taux de pieds bots ayant bénéficié d'une ténotomie du tendon d'Achille
- Du taux de pieds bots ayant bénéficié d'une chirurgie "à la carte" (libération des parties molles par voie postérieure associée ou non à un transfert du tibial antérieur sur le cuboïde ou à un autre geste chirurgical)
- Du taux de pieds bots ayant nécessité une chirurgie de reprise pour récidive de la déformation
- Du taux de pieds bots n'ayant jamais été opérés avec un résultat satisfaisant ou bon selon le score de Diméglio-Bensahel au dernier recul (score <= 10)
Le recul sera de 5 ans minimum après la naissance.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD