Mise en place du séquençage long-read pour la détection d’épimutation dans le diagnostic des maladies rares.
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le Plan France Médecine Génomique 2025 développe l’utilisation du séquençage du génome entier (WGS), qui a déjà permis d’identifier de nouvelles causes de troubles du développement, comme les variations du gène RNU4-2, auparavant inaccessibles aux techniques classiques.
Cependant, le WGS à courtes lectures ne permet pas d’identifier toutes les anomalies. Les technologies de séquençage de nouvelle génération, notamment le séquençage long-reads Nanopore, offrent une avancée majeure : elles permettent d’analyser simultanément les variants génétiques, les anomalies de méthylation et les haplotypes, améliorant ainsi le taux de diagnostic.
L’étude de la méthylation (épisignatures ou épimutations) est utile pour identifier certaines maladies rares non diagnostiquées, même lorsque le génome semblait normal. Les méthodes classiques présentent des limites, ce qui renforce l’intérêt des technologies long-reads qui analysent l’ADN natif sans dégradation.
Le CRMR ADSOOR du CHU de Bordeaux, fort de son expertise en anomalies du développement et en analyses génomiques, constitue une base solide pour mener un projet pilote utilisant des approches innovantes de séquençage et d’analyse épigénétique.
Cette preuve de concept montre l’intérêt de cette stratégie pour améliorer le diagnostic des maladies rares grâce à l’analyse de méthylation. La méthode pourra être appliquée dans tous les Centres de Référence Maladies Rares et étendue à d’autres pathologies rares.
C’est une étude monocentrique rétrospective sur échantillons sanguins (sang congelé ou ADN extrait) déjà collectés dans le soin pour une population de 150 patients avec constitution d’un « dataset » : calcul de la fraction méthylée pour chaque site CpG pour tous les échantillons.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Identification des patients inclus tout en gardant la pseudonymisation requise dans le cadre de la recherche.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les participants seront informés et se verront remettre une note d’information relative à la recherche par l’équipe médicale en charge du projet. Après un délai de réflexions et en l’absence d’opposition, s’ils acceptent de participer, la visite d’inclusion pourra être organisée. Au cours de cette visite, l’investigateur informera le participant et répondra à toutes ces questions concernant l’objectif de la recherche ; il lui précisera également les modalités du traitement informatisé des données recueillies dans le cadre de l’étude (droits d’accès, d’opposition et de rectification). Les notions référencées dans les art 15 à 20 figurent dans la lettre d'information.