Pan-HRD: étude pan-tumorale de la recombinaison homologue
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La recombinaison homologue est une voie de réparation des cassures double brin de l’ADN. Un défaut du système de recombinaison homologue provoque une instabilité génomique causée par l’accumulation de cassures double brin de l’ADN. Les conséquences de cette instabilité sont des anomalies génétiques tumorales récurrentes appelées cicatrices génomiques. L’évaluation du statut tumoral de la voie de la recombinaison homologue est aujourd’hui un enjeu thérapeutique majeur. Une déficience de la recombinaison homologue (HRD) confère une sensibilité accrue aux chimiothérapies à base de sels de platine et aux inhibiteurs de poly(ADP-ribose)-polymérase (PARP). Aujourd'hui, les seuls marqueurs permettant d'accéder à un traitement par inhibiteur de PARP sont les mutations BRCA1/2 dans les cancers du sein, de la prostate, du pancréas et de l'ovaire, ainsi que la présence d'un score HRD positif (défini par la présence de cicatrices génomiques) uniquement dans les cancers de l'ovaire.
Cette étude portera sur l’évaluation du score HRD par le calcul du score nLST comme marqueur théranostique pan-tumoral, corrélé à la présence de variations pathogènes de gènes de la recombinaison homologue, incluant BRCA1 et BRCA2. Pour cela, ces marqueurs seront étudiés dans une cohorte issue des patients ayant eu un screening moléculaire incluant une SNP-array, afin de déterminer si, à l'instar des cancers ovariens, la signature nLST peut être corrélée à une déficience de la recombinaison homologue dans d'autres cancers.
Cette étude permettra d'évaluer l’intérêt du screening HRD pan-tumoral afin de déterminer la proportion des cancers pouvant présenter cette signature génétique, la corrélation avec des altérations moléculaires de la voie de la recombinaison homologue et s’il y a un impact sur la survie. La présence d’une telle signature dans des cancers autres que l’ovaire pourrait ouvrir la voie à de nouvelles indications aux d’inhibiteurs de PARP, après essais cliniques.
Population ciblée: patients atteint d'un cancer ayant un IPP au Centre Antoine Lacassagne et ayant eu une analyse par SNP-array entre 2018 et 2026.
Taille de la population et représentativité: Environ 1500 patients au total. Analyse de méthylation a posteriori pour 20-50 patients.
Historiques des données: entre 1985 et 2026.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Date de soin: nécessité d'utiliser les données issues d'analyses génétiques somatiques/tumorales réalisées dans le cadre du soin ainsi que les données biologiques générées à partir d'échantillons d'ADN a posteriori grâce à une analyse de méthylation sur l'ADN tumoral extrait et conservé au CHU de Nice dans le cadre du soin
Année et mois de naissance + date de décès (si applicable): patients ayant été suivis au CAL donc par défaut, ces données sont connues du porteur de recherche
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Tout patient inclus dans cette étude a signé une note d'information prouvant sa non opposition à l'utilisation des échantillons biologiques et des données associées dans le cadre d'une recherche n’impliquant pas la personne humaine. Ce consentement peut être retiré à tout moment et engendrera la suppression des données liées au patient.