POSSACAS - Survie après choc septique post-opératoire chez les patients opérés d’un cancer après chirurgie abdominale/pelvienne majeure
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le choc septique postopératoire constitue l’une des complications les plus graves de la chirurgie carcinologique abdominale et pelvi-abdominale. Son incidence globale est estimée entre 0,8 % et 2,3 % après chirurgie majeure, mais elle atteint 4 % à 5 % pour certaines procédures à très haut risque telles que les œsophagectomies, les pancréatectomies ou les cytoréductions péritonéales.
Cette complication survient dans un contexte de vulnérabilité accrue, liée à l’immunodépression associée à la maladie cancéreuse, aux traitements oncologiques (chimiothérapies, thérapies ciblées), ainsi qu’à l’agression chirurgicale elle-même. Les données issues de grandes bases nationales et internationales montrent une mortalité hospitalière comprise entre 25 % et 35 % pour le sepsis sévère, mais atteignant 40 % à 60 % lorsque le patient est porteur d’un cancer, avec une surmortalité particulièrement marquée chez les patients atteints d’hémopathies malignes. À 90 jours, la mortalité demeure proche de 50 %, malgré les progrès récents de la prise en charge en réanimation.
Sur le plan microbiologique, les infections sont dominées par les bacilles à Gram négatif entériques, suivis des anaérobies stricts et des cocci à Gram positif. Les candidémies représentent 8 % à 12 % des cas, notamment en présence de complications digestives telles que les fuites anastomotiques. La montée des résistances bactériennes constitue un enjeu majeur, avec plus de 20 % d’entérobactéries productrices de BLSE ou de carbapénémases et 10 % à 15 % de Pseudomonas aeruginosa multirésistants.
En réanimation, ces patients nécessitent fréquemment des thérapeutiques lourdes : ventilation mécanique dans 70 % à 85 % des cas, vasopresseurs prolongés au-delà de 24 heures chez 60 % à 75 % des patients, et épuration extrarénale dans 15 % à 25 % des situations. Malgré l’identification de facteurs pronostiques défavorables (âge, comorbidités, type de cancer, délai d’accès à la réanimation, défaillances multiviscérales, agents infectieux résistants), les données populationnelles françaises restent fragmentaires et hétérogènes.
À ce jour, la majorité des données disponibles repose sur des études monocentriques ou multicentriques de taille limitée, ne permettant pas une évaluation exhaustive des déterminants pronostiques, des pratiques de soins ni de leur évolution temporelle à l’échelle nationale.
L’accès aux données du Système National des Données de Santé (SNDS) offre une opportunité unique d’étudier, sur une période récente (2015–2025), une population exhaustive de patients opérés d’un cancer et compliqués d’un choc septique postopératoire. Cette approche permet d’analyser plus de cent mille séjours chirurgicaux, en intégrant des informations sur les comorbidités, les types de cancers, les actes chirurgicaux, les complications infectieuses, les thérapeutiques administrées et les issues cliniques.
La finalité de l’étude est de produire des connaissances robustes, généralisables et directement applicables à la pratique clinique et à l’organisation des soins, afin d’améliorer la prise en charge et le pronostic des patients atteints de cancer confrontés à un choc septique postopératoire.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Composante(s) de la base principale du SNDS mobilisée(s)
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
La date du décès est une donnée strictement nécessaire à la mesure du critère de jugement principal de l’étude (mortalité hospitalière et mortalité à 90 jours après l’intervention). Son rapprochement avec la date de l’intervention permet de calculer le délai entre l’acte chirurgical et le décès, de déterminer l’occurrence d’un décès dans la fenêtre de suivi de 90 jours et de conduire les analyses statistiques répondant à l’objectif scientifique du projet.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Le responsable de traitement est également responsable de mise en oeuvre
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
Les données sont conservées uniquement pendant la durée nécessaire à l’atteinte des finalités de la recherche. Une conservation en base active de 7 à 8 mois est prévue pour la conduite prévisionnelle des analyses. Les données seront ensuite conservées pendant 3 ans afin de permettre la valorisation scientifique des résultats (publications, communications scientifiques, réponses aux demandes de vérification méthodologique). À l’issue de cette période, les données seront supprimées ou feront l’objet des opérations d’archivage prévues par le cadre réglementaire applicable.