N° 32133201

Que devient le traitement de la dépendance aux opioïdes après l'incarcération ?

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Médecine générale
Psychologie et psychiatrie

Bénéfices attendus

Cette recherche poursuit une finalité d’intérêt public en contribuant à l’amélioration des connaissances sur la continuité des soins addictologiques après la sortie de détention, période reconnue comme particulièrement à risque en termes de rupture de suivi, de rechute et de surmortalité chez les personnes souffrant d’un trouble de l’usage des opioïdes.
L’objectif de l’étude est de quantifier le taux de rétention à 6 mois des patients ayant initié un traitement par buprénorphine à action prolongée (BAP) au sein de l’Unité Sanitaire en Milieu Pénitentiaire de la Maison d’Arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone et de décrire leur devenir thérapeutique après leur libération. Les résultats permettront de documenter la continuité du traitement dans cette population pour laquelle les données
françaises demeurent limitées.
Les bénéfices attendus sont principalement scientifiques, médicaux et organisationnels. Cette étude permettra de produire des données objectives sur le maintien du traitement par BAP après la sortie de détention et sur le recours aux structures addictologiques relais. Ces résultats pourront contribuer à l’amélioration des pratiques professionnelles et de l’organisation des parcours de soins entre les unités sanitaires pénitentiaires et les
structures addictologiques de ville.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Autre

Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)

Données de santé
Données pénales

Source de données utilisées

Autres sources

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux
Autre(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Oui

Source(s) de données appariées

Le protocole prévoit un appariement de données entre les données hospitalières (CHU de Montpellier, notamment issues de DxCare concernant la période d’incarcération) et celles provenant de structures externes (CSAPA associatifs et structures addictologiques hospitalières) assurant le suivi addictologique.
Les différentes sources de données feront l’objet d’un appariement afin de reconstituer le parcours de soins des patients après leur sortie de détention.
Cet appariement est indispensable à la réalisation de l’objectif principal de l’étude, qui consiste à mesurer la rétention sous buprénorphine à action prolongée à six mois après la libération.
Les variables susceptibles d’être utilisées pour réaliser cet appariement sont :
• nom et prénom
• mois et année de naissance
• structure de suivi identifiée avant la sortie de détention
Après réalisation de l’appariement, les données seront pseudonymisées avant leur intégration dans la base d’analyse statistique.

Type d'appariement

Appariement indirect

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

L'année et le mois de naissance sont nécessaires à l'appariement des bases de données afin de ne pas confondre des sujets. La donnée n'est pas conservée et n'est pas intégrée à la base de donnée. La date des soins est indispensable à la réalisation de l’objectif principal de l’étude, qui consiste à mesurer la rétention sous buprénorphine à action prolongée à six mois après la libération, ainsi les dates de prise de traitement seront nécessairement recueillies.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre (système fils)

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU de Montpellier

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34295 Montpellier france

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU de Montpellier

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34172 Montpellier France

Calendrier du projet

Date de début : 02/11/2026 – Date de fin : 26/02/2027 Durée de l'étude : 4
Etape 1 : Dépôt du projet
24/06/2026
Etape 2 : Complétude
24/06/2026
Etape 3 : Avis CEREES/CESREES
09/07/2026
Etape 4 : Sens avis CEREES/CESREES
Favorable avec recommandation
Etape 5 : Dépôt CNIL
21/09/2026
Etape 6 : Statut CNIL - Statut

Décision
En cours

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Autorisation CNIL

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

CHU de Montpellier

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34295 Montpellier France

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Dans le cadre de ce projet, nous demandons une dérogation à l’information individuelle.

Cette demande est justifiée par le fait que la mise en œuvre d’une information individuelle exigerait des efforts disproportionnés et serait, en pratique, difficile voire impossible à réaliser. La population étudiée est constituée d’anciens détenus ayant quitté l’établissement pénitentiaire depuis plusieurs mois ou années. Une proportion importante de ces personnes est difficilement joignable en raison de situations de grande mobilité, de précarité
sociale, d’absence de domicile stable ou de coordonnées actualisées.
La mise en œuvre d’une information individuelle nécessiterait des démarches complexes impliquant de multiples structures de soins, sans garantie que les personnes concernées reçoivent effectivement l’information. Elle exposerait en outre l’étude à un risque significatif de biais de sélection, lié à un taux élevé de non-contactabilité des participants.

Par ailleurs, l’envoi d’une information nominative pourrait entraîner un risque d’atteinte à la vie privée, en raison du caractère sensible des informations concernées (antécédents carcéraux et prise en charge addictologique).
Une telle démarche pourrait conduire à une divulgation non souhaitée de ces informations à des tiers en cas d’erreur d’adresse, et engendrer des situations de stigmatisation ou de préjudice pour les personnes concernées.
Dans ce contexte, la dérogation à l’information individuelle apparaît proportionnée au regard des objectifs de la recherche et des risques potentiels pour les personnes.
Afin de garantir le respect des droits des personnes, une information collective spécifique à l’étude sera mise à disposition par le responsable de traitement, via le portail de transparence du CHU de Montpellier https://www.chu-montpellier.fr/fr/plateformesrecherche/eds avec une note
d'information collective afin de répondre au maximum aux exigences du RGPD.
Cette information précisera notamment :
- les finalités et objectifs de la recherche,
- les catégories de données utilisées,
- les destinataires des données,
- les modalités d’exercice des droits,
- ainsi que les coordonnées du Délégué à la protection des données (DPO).

Les personnes concernées conserveront la possibilité d’exercer leurs droits d’accès, de rectification, de limitation du traitement et d’opposition, conformément aux dispositions du RGPD et de la loi Informatique et Libertés. Les modalités pratiques d’exercice de ces droits seront précisées dans la note d’information collective.
Les données utilisées feront l’objet d’une pseudonymisation préalable, et seules des données strictement nécessaires seront traitées. Les résultats de l’étude seront présentés exclusivement sous forme agrégée, sans possibilité d’identification, directe ou indirecte, des personnes concernées.
Le traitement s’inscrit par ailleurs dans le cadre des dispositions de l’article L1461-2 du Code de la santé publique, permettant l’utilisation de données de santé à des fins de recherche, sous réserve du respect des exigences de confidentialité, de sécurité et d’intérêt public.

Délégué à la protection des données

CHU de Montpellier

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34295 Montpellier France