REGISTRE NATIONAL DES MASTECTOMIES MINI INVASIVES (MAMI (Mastectomies Mini Invasives))
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Introduction
22 000 mastectomies sont réalisées en France, dans 350 centres [has-sante.fr]. Parmi les techniques chirurgicales possibles, la mastectomie conservatrice de la plaque aréolomamelonnaire (PAM) (Nipple Sparing Mastectomy : NSM) associée à une reconstruction mammaire immédiate est une technique de référence pour les cancers du sein nécessitant une mastectomie avec une lésion à distance du mamelon, ou dans le cadre d’une chirurgie prophylactique.[1][2]
La Mastectomie Mini Invasive (MMi) est une chirurgie récente et innovante, regroupant les Mastectomies Endoscopiques et les Mastectomies Robotiques.
L’approche robotique (R-NSM pour Robotic Nipple Sparing Mastectomy) a été décrite en France depuis 2018 et validée en 2023 pour les indications prophylactiques [1]. Cette technique permet de déplacer la cicatrice sur la ligne axillaire, offrant ainsi un résultat esthétique supérieur. Depuis, la sécurité de cette approche a été démontrée dans les indications oncologiques[3]. Cette technique pose un problème de coût et d’accessibilité.
De même, l’approche endoscopique (E-NSM pour Endoscopic Nipple Sparing Mastectomy) a été décrite en France en 2019[4]. De nombreuses publications rassurantes sur sa sécurité existent, mais il y a peu de publications européennes[1].
Ces deux approches mini-invasives (E-NSM et R-NSM) partagent des indications communes (NSM pour petits ou moyens volumes), une cicatrice dissimulée hors du sein, et une implantation pré-pectorale en cas de reconstruction prothétique. Ce sont les deux options pour réaliser une mastectomie mini-invasive (MMi). Une meilleure visibilité, moins de contraintes mécaniques sur l’étui cutané, un temps d’ouverture cutanée plus court et le déplacement de la cicatrice hors du sein sont des facteurs intuitifs suggérant que ces MMi pourraient générer moins de complications que la mastectomie conventionnelle (C-NSM pour Conventional Nipple Sparing Mastectomy).
Ces complications en chirurgie conventionnelle ne sont pas anecdotiques : dans l’étude de cohorte prospective du Royaume Uni, l’équipe de Potter [5] décrivait 18% de réintervention chirurgicale, 9% de dépose d’implant, 25% d’infection.
A l’inverse, la très récente présentation au San Antonio Breast Cancer Symposium de 2026 par le Pr. Park (Corée) des résultats de l’étude prospective multicentrique « MARRES » [6] est intéressante : le taux de complications graves est significativement plus élevé dans le groupe des mastectomies conventionnelles par rapport au groupe des MMi (11.2% vs. 19.3%; p<0.0001).
L’essentiel des publications en chirurgie mini invasive est asiatique, il existe très peu d’études européennes. Pourtant, l’engouement actuel européen pour ces techniques mini invasives est réel, comme le témoigne la récurrence de cette thématique dans les derniers congrès spécialisés. Nous manquons en revanche de données scientifiques issues soit de notre territoire soit de notre continent pour corroborer les nombreuses données asiatiques.
Colliger les cas de MMi en France permettrait d’en suivre l’évolution dans nos pratiques, d’en évaluer les complications et évènements indésirables associés.
Enfin, il n’existe pas à ce jour d’acte de cotation spécifique pour les mastectomies mini invasives (E NSM et R NSM). Un recueil prospectif national des coûts paraît donc indispensable pour étayer une éventuelle demande de valorisation auprès des autorités.
Objectif principal
- Sécurité : évaluation des incidences des d’évènements indésirables suivants :
Taux de réinterventions chirurgicales
Taux de nécrose de la PAM nécessitant une réintervention
Taux d’infections de prothèses nécessitant une réinterventions
Taux de perte définitive d’implant
Taux de récidive locale
Objectif(s) secondaire(s)
- Cartographie de cette activité en France:
L’évaluation du développement de cette activité permettra de justifier des essais cliniques, la création d’un acte CCAM, valoriser les achats de consommables permettant la réalisation d’un MMI auprès des institutions, de faire connaître cette technique auprès de la population.
- Evaluation des coûts (microcosting sur consommables, temps opératoires, délai reprise activité professionnelle)
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
La date de soin (date opératoire) est nécessaire pour :
- Determiner l’age de la patiente
- Le délai de survenue d’une complication.
- Les délais avant réévaluation (questionnaire PROm, par exemple)
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD