Repérage systématique des troubles psychiatriques lors d’une consultation dédiée aux expériences difficiles liées à l’usage de psychédélique
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Les psychédéliques classiques tels que la psilocybine, le diéthylamide de l'acide lysergique (LSD), la mescaline, la diméthyltryptamine (DMT) et la 5-méthoxydiméthyltryptamine (5-MeO-DMT) ont montré des résultats prometteurs dans le traitement des troubles mentaux, notamment la dépression, l’anxiété et l’addiction (Goodwin et al., 2022 ; Bogenschutz et al., 2022 ; Robison et al., 2025 ; Luquiens et al., 2025, Marsden et al., 2025, Johnson et al., 2026, Erritzoe et al. 2026). Par conséquent, l'enthousiasme suscité par le potentiel thérapeutique de ces substances a engendré un intérêt public croissant et une forte médiatisation (Barber et al., 2025), se traduisant par une augmentation de leur usage non médical (Hutchison et al., 2025) et, de ce fait, par une hausse des complications liées aux psychédéliques (Myran et al., 2025). À l’instar de l’histoire médicale d’autres substances psychoactives avec un potentiel thérapeutique comme les opioïdes, la cocaïne et les benzodiazépines (Jay 2015), l’intérêt scientifique pour les risques et les effets indésirables potentiels apparait tardivement (Ghaznavi et al. 2025).
Les différentes manifestations décrites suite à la prise de psychédéliques comprennent les troubles psychotiques, les troubles de l’humeur, les troubles anxieux, les trouble dissociatifs, les troubles du sommeil et le syndrome post-hallucinogène persistant ou en anglais HPPD pour hallucinogen persisting perception disorder (Majic et al., 2026).
Bien qu’une ligne de conduite sur la prise en charge des complications liées aux psychédéliques voie le jour (Majic et al., 2026), les données épidémiologiques sur la prévalence et le risque relatif des complications associées aux psychédéliques restent encore insuffisantes (Evans et al. 2025 ; Simonsson et al. 2025).
Nous avons créé un dispositif de téléconsultation pour la prise en charge des expériences difficiles liées à l’usage de substances psychédéliques, ou « bad trip », afin de proposer une évaluation psychiatrique systématique et une orientation vers des soins spécialisés si nécessaire.
Nous souhaitons réaliser une évaluation rétrospective du recueil des données via la récupération des auto-questionnaires proposés aux usagers à la suite de la première consultation pour le dépistage
L'objectif est de décrire la nature et la fréquence des troubles psychiatriques rencontrés en téléconsultation dédiée à la prise en charge des expériences difficiles liées à l’usage de substances psychédéliques via un recueil de données par auto-questionnaire
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
ces variables servent à décrire la population concernée par ces consultations
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
remise de la lettre d'information et de non opposition