N° 20528932

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Surveillance, veille et sécurité sanitaires
Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Compréhension des maladies
Politiques publiques de santé

Domaines médicaux investigués

Maladies rares
Déficiences et handicaps
Pédiatrie
Gynécologie obstétrique

Bénéfices attendus

Les anomalies congénitales regroupent un ensemble de maladies qui apparaissent dès la vie fœtale et concernent 2 à 3 % des naissances. Elles peuvent être extrêmement variées et toucher n'importe quel système et les plus fréquentes sont les anomalies cardiaques. Les anomalies congénitales sont la première cause de mortalité infantile dans les pays développés, et engendrent aussi une morbidité non négligeable en lien avec des incapacités et des handicaps futurs.

Compte-tenu de la rareté de certaines de ces anomalies, une identification exhaustive des patients porteurs d’anomalies congénitales s’avère nécessaire afin d’obtenir des données de prévalence valides, et de pouvoir mener une recherche étiologique suffisamment puissante permettant de mettre en place des mesures de prévention. Le registre ATENA est le 7e registre populationnel d’anomalies congénitales en France. Il a pour mission la surveillance des anomalies congénitales en région Nouvelle-Aquitaine, et étendra la surveillance des anomalies congénitales à 26 % des naissances françaises. Lancé en 2022, le registre ATENA recensera à terme tous les fœtus et enfants, vivants ou morts, atteints d’anomalies congénitales, diagnostiqués jusqu’à 1 an de vie et dont la mère réside en Nouvelle-Aquitaine au moment de l’accouchement. Dans le futur, l’inclusion dans le registre sera étendue aux fœtus/enfants dont la mère réside en Nouvelle-Aquitaine pendant tout ou partie de la grossesse.

Pour assurer une identification exhaustive des patients porteurs d’anomalies congénitales, le registre ATENA s’appuie sur les nombreux professionnels de santé et établissements de soin de sa région d’intérêt, et combine ces différentes sources d’information. Un risque de fuite existe néanmoins, notamment pour les mères résidant en Nouvelle-Aquitaine mais accouchant dans des départements non couverts par le registre. De plus, pour calculer la prévalence des anomalies congénitales recensées, le registre doit disposer du nombre de naissances au dénominateur (naissances vivantes, mort-nés et interruptions médicales de grossesses).

Dans ce contexte, le registre ATENA souhaite utiliser les données du SNDS pour atteindre les objectifs suivants :
- Évaluer l’exhaustivité des données du registre ATENA en les comparant à des indicateurs agrégés obtenus à partir du SNDS (nombre de fœtus/enfants présentant une anomalie congénitale et dont la mère réside en Nouvelle-Aquitaine au moment de l’accouchement/pendant tout ou partie de la grossesse, et proportion de cas décédés parmi les cas dénombrés) ;
- Obtenir à partir du SNDS le dénominateur nécessaire au registre pour le calcul des prévalences d’anomalies congénitales (nombre de mort-nés, nombre d’interruptions médicales de grossesse). Le nombre de naissances vivantes sera obtenu à partir des données de l’INSEE.

Pour cela, le registre utilisera notamment les données du PMSI. Les patients porteurs d’anomalies congénitales seront recherchés dans le PMSI à l’aide des codes CIM-10 correspondants (notamment codes Q*) parmi les enfants nés chaque année. La proportion de décès parmi ces patients identifiés dans le SNDS sera obtenue à l’aide des données sur les causes médicales de décès. Le nombre de mort-nés et d’interruptions médicales de grossesse sera également recherché dans le PMSI, en filtrant sur l’âge gestationnel, les diagnostics principaux et les codes d’actes, selon les instructions de l’ATIH pour l’exploitation des données de périnatalité. Les données du DCIR permettront de sélectionner les mères résidant en Nouvelle-Aquitaine pendant la grossesse, en recherchant les prestations reçues par la mère pendant cette période et le département de résidence associé à ces prestations (la même démarche sera appliquée aux séjours du PMSI). Aucune donnée non anonyme ne sera exportée du SNDS : seuls des indicateurs agrégés seront exportés et comparés aux données du registre ATENA.

Ainsi, l’accès au SNDS contribuera à la qualité des données de surveillance produites annuellement par le registre ATENA.

Données utilisées

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Portail de la CNAM

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU de Bordeaux

Rue Dubernat 33400 Talence 33400 Talence France

Représentant du responsable de traitement 1
DELPECH Vincent-Nicolas
Le responsable de traitement est également responsable de mise en oeuvre
  Non

Calendrier du projet

Date de début : 01/03/2026 – Date de fin : 01/03/2031 Durée de l'étude : 60
Etape 1 : Dépôt du projet
05/02/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Accès permanent

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

5

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(j) archives, recherche scientifique ou historique, ou statistiques

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Délégué à la protection des données

CHU de Bordeaux

12 Rue Dubernat , Talence 33400 33400 Talence France

mesdonnéespersonnelles@chu-bordeaux.fr