N° 29689736

Tissu adipeux épicardique et neuropathie autonome cardiaque chez les personnes vivant avec un diabète

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Endocrinologie et métabolisme
Cardiologie

Bénéfices attendus

• Diabète et risque cardiovasculaire :
Les personnes vivant avec un diabète présentent un risque élevé de maladie cardiovasculaire. Cette maladie constitue la principale cause de décès parmi ces patients et son dépistage représente un défi majeur et quotidien pour les cliniciens. Pour cela, divers examens sont faits régulièrement lors de notre pratique de routine tels que le scanner cardiaque qui permet de mesurer le score de calcification des coronaires (CAC score), l’index de pression systolique, les échographies Doppler …. Le résultat de ces examens permet d’adapter la thérapeutique de prévention cardio-vasculaire (Valensi et al. 2021).
Nous avons complété depuis Juin 2024 l’évaluation en routine du risque cardiovasculaire grâce à l’acquisition d’un VAGUS®. Il permet d’identifier la présence ou non d’une neuropathie autonome (NAC) en mesurant la fréquence cardiaque au repos, la fréquence cardiaque de la position couchée à la position verticale, l’expiration et l’inspiration, l’expiration forcée et de l’expiration/inspiration pendant le repos.
La graisse épicardique (EAT) est un tissu adipeux métaboliquement actif considéré comme le tissu adipeux viscéral (délétère) cardiaque (Li et al 2021). Son volume est plus élevé en cas de diabète (Li et al 2021). Nous avons montré dans la population diabétique qu’un volume élevé d’EAT est associé à un CAC score élevé (Cosson et al. 2021a), à un pourcentage d’ischémie myocardique plus élevé (Cosson et al. 2021b) et à une rigidité artérielle plus forte (Nouhou et al. 2025). Il est également associé à un risque CV plus élevé (Christensen et al. 2019). Nous le mesurons à partir des scanners réalisés pour la mesure en routine du CAC score.
A ce jour, trois études ont évalué le lien entre NAC et EAT :
- Une étude chez 156 personnes (14% avec diabète) réalisant une épreuve d’effort a montré que le volume d’EAT (mesuré par scanner) était plus élevé en cas d’éléments suggérant une dysfonction autonome cardiaque : réduction moindre de la pression artérielle systolique lors de l’hyperventilation avant l’exercice et récupération plus lente de la fréquence cardiaque 3 et 6 minutes après le pic de stress (Chang et al. 2022),
- Une étude réalisée chez 72 personnes avec un diabète de type 2 a montré un pourcentage de NAC identique chez celles avec une épaisseur d’EAT sous et au-dessus de la médiane (NAC : 10 et 14% respectivement) (Nesti et al. 2022),
- Enfin une étude de médiation réalisée chez 249 personnes avec un diabète de type 2 et 131 contrôles a mis en évidence que l’épaisseur de l’EAT en échographie médiait en partie la relation entre diabète de type 2 et NAC, estimée par la variabilité de la fréquence cardiaque (Ouyang et al. 2024).
Nous faisons l’hypothèse qu’un volume d’EAT plus élevé sera associé à la présence d’une NAC clinique dans la population vivant avec un diabète.
Si le lien entre volume d’EAT et NAC est confirmé, cela aura deux implications principales :
- physiopathologique : probable interaction entre l’EAT en contact avec le tissu myocardique et son innervation parasympathique / sympathique
- thérapeutique : faire diminuer le volume d’EAT pourrait faire régresser une NAC
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l’association entre le volume de l’EAT et la NAC clinique chez les personnes vivant avec un diabète

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Année et mois de naissance : Calcul de l'âge et vérification des critères d'éligibilité

Date de soins: la date de soins est recueillie pour suivi la date de début des symptômes et l'évolution de la pathologie

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

ASSISTANCE PUBLIQUE – HOPITAUX DE PARIS, Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation (DRCI)

1 Avenue Claude Vellefaux 75010 Paris 75010 Paris France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Milan LAZAREVIC

Calendrier du projet

Date de début : 02/04/2026 – Date de fin : 02/06/2026 Durée de l'étude : 2
Etape 1 : Dépôt du projet
02/03/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Les patients sont informés sur la procédure permettant d’exercer leurs droits dans la note d’informations de l’étude CAN-EAT qui leur est remise avant leur participation à cette étude et le recueil de leur non opposition.
Dans cette note d’information, il est précisé que les patients disposent d’un droit d’accès, de rectification, de limitation et d’opposition au traitement des données couvertes par le secret professionnel utilisées dans le cadre de cette recherche et que ces droits s’exercent auprès du médecin en charge de la recherche. Il leur est également indiqué qu’en cas de difficultés dans l’exercice de leurs droits, ils peuvent saisir le Délégué à la Protection des données de l’AP-HP (protection.donnees.dsi@aphp.fr) et également qu’ils peuvent exercer leur droit à réclamation directement auprès de la CNIL (www.cnil.fr).

Délégué à la protection des données

ASSISTANCE PUBLIQUE – HOPITAUX DE PARIS (AP-HP), Direction des Systèmes d’Information

33 Boulevard de Picpus 75012 Paris 75012 Paris France

dpo@aphp.fr