Tolérance physiologique de l’administration de surfactant chez le prématuré : facteurs cliniques, techniques et organisationnels associés aux procédures LISA et INSURE (SURF-REAL)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Introduction
Le syndrome de détresse respiratoire du prématuré, lié à un déficit en surfactant pulmonaire, demeure l’une des principales causes de morbidité néonatale. Depuis l’introduction du surfactant exogène dans les années 1980, son administration constitue un élément central de la prise en charge des nouveau-nés prématurés présentant une détresse respiratoire [1].
Initialement administré après intubation endotrachéale et ventilation mécanique, le surfactant a progressivement été intégré à des stratégies moins invasives visant à limiter les lésions pulmonaires induites par la ventilation. La méthode INSURE (INtubation-SURfactant-Extubation) a ainsi permis de réduire l’exposition à la ventilation mécanique. Plus récemment, la méthode LISA (Less Invasive Surfactant Administration), consistant à administrer le surfactant au moyen d’un cathéter trachéal chez un enfant ventilant spontanément sous pression positive continue, s’est largement développée et est aujourd’hui recommandée dans de nombreuses unités de néonatologie[2].
Plusieurs essais randomisés et méta-analyses ont montré que le LISA permettait de réduire le recours à la ventilation mécanique ainsi que le risque de dysplasie broncho-pulmonaire par rapport aux stratégies plus invasives [3]. Cependant, malgré ces bénéfices démontrés, l’administration de surfactant demeure une procédure potentiellement associée à des événements physiologiques transitoires tels que des désaturations, des bradycardies ou des épisodes d’apnée. Ces événements sont fréquemment rapportés dans la littérature mais leur incidence réelle, leur sévérité et leurs déterminants restent imparfaitement décrits, en particulier en pratique clinique courante.
Par ailleurs, de nombreux facteurs susceptibles d’influencer la tolérance de la procédure ont été suggérés, notamment les caractéristiques du patient, les modalités de prémédication, le matériel utilisé, l’expérience de l’opérateur ou encore l’organisation de la procédure. Les données disponibles restent toutefois limitées et hétérogènes, avec peu d’études s’intéressant de manière détaillée au déroulement chronologique de l’administration du surfactant et aux interventions nécessaires pour gérer les événements per-procédure.
Dans ce contexte, nous avons conçu une étude observationnelle en pratique réelle visant à décrire la tolérance physiologique de l’administration de surfactant chez les nouveau-nés prématurés, à identifier les facteurs cliniques, techniques et organisationnels associés à la survenue d’événements indésirables, et à comparer les caractéristiques des procédures réalisées selon les stratégies LISA et INSURE.
Objectif principal
Décrire la tolérance physiologique de l’administration de surfactant chez les nouveau-nés prématurés et identifier les facteurs cliniques, techniques et organisationnels associés à la survenue d’événements indésirables per-procédure.
Objectif(s) secondaire(s)
1. Décrire les caractéristiques des événements indésirables survenant au cours de l’administration de surfactant, notamment leur type, leur intensité, leur durée et leur moment de survenue au cours de la procédure.
2. Décrire les interventions réalisées pour corriger les événements indésirables per-procédure.
3. Comparer le déroulement de la procédure, la fréquence des événements indésirables et les interventions correctrices entre les stratégies LISA et INSURE.
4. Étudier les facteurs associés à l’échec de la procédure, défini par la nécessité d’une intubation dans les 72 heures suivant l’administration de surfactant.
5. Explorer l’association entre la survenue d’événements indésirables per-procédure et les principales complications néonatales au cours de l’hospitalisation, notamment la bronchodysplasie pulmonaire, l’hémorragie intraventriculaire sévère, l’hémorragie bronchopulmonaire et le décès.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Déterminer l'âge du patient au moment de la réalisation du surfactant, et déterminer son âge à la survenue d'éventuelles complications ou de son décès et l'association à d'autres variables.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD